samedi 29 avril 2017

1799. Constitution de la République française.


Constitution de la République française.

[Bruxelles], [Tutot], [1799].

In-8° sous une couverture factice, 16 p., cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould à la couverture.

   La loi du 23 frimaire an VIII (imprimée à la suite de la Constitution présentée ici) définissait la procédure du vote sur l'acceptation de la nouvelle Constitution proclamée la veille. Cet exemplaire de la Constitution de la République française était destiné à informer la population du département de la Dyle qui devait se prononcer à ce sujet à l'occasion du plébiscite de l'an VIII. Le vote fut organisé du 1er au 9 nivôse ; deux registres devaient être ouverts dans chaque commune et au chef-lieu des cantons afin d'y recueillir les acceptations ou les refus. Jacques Logie écrit que « dans certains cantons du département de la Dyle, le plébiscite eut lieu dans un climat tendu. Les troubles de l'an VII, qui avaient été réprimés en quelques semaines l'année précédente, s'étaient néanmoins prolongés par une agitation endémique provoquée par les opérations de la conscription. »

Bibliographie :
   - Jacques Logie, Les plébiscites consulaires dans le département de la Dyle, dans La plume et le sabre: volume d'hommages offerts à Jean-Paul Bertaud, pp. 499-500.


50 euros (code de commande : 17308).


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vendredi 28 avril 2017

1612. Arras à la fin du XVIe siècle.

Vue de la ville d'Arras



Gravure extraite d'une édition du Civitates Orbis Terrarum, de Georg Braun et Franz Hogenberg, probablement celle publiée à Cologne, par Brachel, en 1612.

(Dimensions : feuille 540 x 570 mm., trait carré : 482 x 153 mm.)

Gravure bien coloriée et en bel état.
180 euros (code de commande : Arras).


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jeudi 27 avril 2017

1751. MAUPERTUIS - Essai de philosophie morale.


MAUPERTUIS (Pierre-Louis-Moreau de).

Essai de philosophie morale. Par M. de Maupertuis 

[Paris], [Durand], 1751.
[M. DCC. LI.] 

In-8° sous reliure cartonnage de papier marbré, pièce de titre rouge, filets dorés sur les plats, [1 (titre)], [1 bl.], XXX, 125, [2 (table)], [1 bl.] p., ex-libris.

Bel exemplaire très bien conservé, rare.

   Il s'agit de la deuxième édition de cet ouvrage dont l'originale fut publiée à Berlin, en 1749.

Description de la Bibliothèque Nationale de France :

   Adresse restituée d'après la permission tacite accordée le 13 juillet 1751 (BnF, ms. fr. 21994, n° 87 ; ms. fr. 21982) ; imprimé en France d'après les matériel et usages typographique ainsi que le papier (Auvergne). Bandeau typographique, culs-de-lampes gravés sur bois dont un [p. 45] par Vincent Le Sueur (daté 1739).



À propos de ce livre :
   « Quand, rarement, Maupertuis dispose d'une place dans une histoire de la philosophie, c'est dans le secteur de l'épistémologie. Pourtant, il signe aussi un très court texte de philosophie qui, me semble-t-il, mérite qu'on s'y arrête, car il joue un rôle cardinal dans l'économie d'un courant de pensée français que l'historiographie a gommé, trop matérialiste, trop eu croyant, pas assez idéaliste ou spiritualiste ; disons-le autrement : trop incompatible avec la tradition judéo-chrétienne recyclée par l'idéalisme dominant. Ce courant, je le nomme l'utilitarisme français. Or le texte qui en préfigure l'existence est l'Essai de philosophie morale, publié d'abord à Berlin en allemand en 1749 puis en français et en France dès 1751.
   Ce petit texte (un in-12 de cent vingt-cinq pages, dix-sept lignes par page...) a d'abord existé sous la forme d'un envoi privé à un ami. Comme toujours à l'époque, on le lit dans les salons, on le copie, le recopie, il circule, jusqu'à ce qu'il se trouve un jour imprimé, édité et diffusé sans le consentement ni l'autorisation de son auteur. Dans ce cas de figure, les risques de censure existent, certes, mais ils sont moindres que dans le cas d'une franche existence éditoriale.
   Pour éviter l'édition pirate, fautive, peu sûre, mal recopiée, parfois volontairement malintentionnée, Maupertuis consent à une édition. Il l'ouvre en répondant d'abord aux remarques le plus fréquemment faites à son texte : livre de misanthrope, éloge fautif du suicide, ouvrage d'impiété, mais aussi bréviaire de dévotion (!), ouvrage au style bien trop sec ! La bonne méthode voudrait pourtant qu'on l'ait lu afin de pouvoir saisir la portée des remarques, puis la pertinence et la qualité des réponses : ce préambule méritait donc un appendice...
   Ces premières pages, maladroites, invitent à ne pas lire : qui s'empresserait d'aller voir un livre si noir, à l'abord si revêche, coupable ou d'être libertin, ou de sentir l'eau bénite ? Mais mériter ces deux reproches, voilà l'effet d'un singulier ouvrage ! Car hédoniste, l'utilitaire altruiste, le tout dans la perspective d'une véritable science philosophique, avec arithmétique des plaisirs, physique des passions et mathématique des émotions. Pour un historiographe élevé au biberon idéaliste, voilà trop pour un seul homme ! D'où l'absence de l'œuvre dans le corpus de la philosophie française. »


Bibliographie :
   Michel Onfray, Maupertuis et le désir d'être heureux, dans Les ultras des Lumières (tome 4 de la Contre-histoire de la philosophie), chap. 11.


200 euros (code de commande : 21494).


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mercredi 26 avril 2017

1896. FERET (Edouard) - Dictionnaire-Manuel du Maître de Chai.


FERET (Edouard).

Dictionnaire-Manuel du Maître de Chai. Ouvrage extrait du Dictionnaire-Manuel du Négociant en Vins et Spiritueux et du maître de chai accompagné de 300 vignettes par Edouard Feret Auteur de « Bordeaux et ses Vins classés par ordre de Mérite ». Ouvrage honoré d'une Médaille d'or de la Société d'Agriculture de la Gironde. 

Bordeaux - Paris, Feret et Fils - Libraires Associés, 1896.
[Bordeaux / Feret et Fils, Éditeurs / 15, cours de l'Intendance. / Paris / Libraires Associés, Éditeurs / 13, rue de Buci. / 1896] 

In-12 sous cartonnage lie-de-vin d'éditeur, VII, 473, [21] p., illustrations.

Exemplaire peu courant et en bel état.



Extrait de la préface :
   Cet ouvrage est un extrait du Dictionnaire-Manuel du Négociant en Vins et Spiritueux et du Maître de Chai qui a été commencé, il y a plusieurs années, avec le désir d'être utile aux personnes qui, débutant dans le commerce des vins et spiritueux ou dans le cellier du propriétaire-viticulteur, ont besoin, au comptoir, au chai ou au cuvier, de trouver rapidement le conseil, l'enseignement sommaire qu'elles cherchent, pour comprendre un mot technique ou effectuer un travail quelconque, connaître un outil ou un vin français ou étranger.
   Pour atteindre ce but, nous nous sommes entouré de l'expérience, des conseils et de la science de praticiens ou de savants bordelais qui s'occupent spécialement des vins et spiritueux, et nous espérons, grâce à leur concours, avoir fait un ouvrage qui formera le pendant ou la suite de Bordeaux et ses Vins classés par ordre de mérite, qui en est à sa sixième édition et qui a été traduit en anglais, en allemand.



 150 euros (code de commande : 23237).


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mardi 25 avril 2017

1830. GIRAULT DUVIVIER (Charles Pierre) - Encyclopédie élémentaire de l'Antiquité.



GIRAULT DUVIVIER (Charles Pierre).

Encyclopédie élémentaire de l'Antiquité, origine, progrès, état de perfection des arts et des sciences chez les Anciens, d'après les meilleurs auteurs. Remarques critiques et littéraires, par Ch[arl]es P[ier]re Girault Duvivier, auteur de la Grammaire des grammaires.
Tomes I à IV (complet).

Paris, Janet et Cotelle, 1830.
[A Paris, / Chez Janet et Cotelle, Libraires, / rue Saint André des Arts, N° 55 ; / et chez l'Auteur, rue Neuve Saint Augustin, N° 50. / 1830.]

Quatre volumes in-8° demi-basane verte, dos lisses ornés de filets et fers dorés, tranches marbrées, tome I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 411, [1 bl.] p., tome II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 412 p., tome III : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 409, [1 bl.] p., tome IV : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 335, [1 bl.] p., bel exemplaire, malgré quelques rousseurs, de cet ouvrage peu courant.

Avant-propos :
   L'Histoire des Arts et des Sciences, et celle des personnages de l'antiquité qui s'y sont le plus distingués, est, à proprement parler, l'histoire de l'esprit humain. Ces habiles Artistes et ces Savants illustres qui ont fait les premiers essais des Arts, et qui nous ont ouvert les trésors des Sciences, ont travaillé pour tous les siècles. Si nous sommes commodément logés, si nous sommes vêtus, si nous avons des villes, des monuments, des temples, c'est au génie inventif de ces hommes industrieux et à leurs pénibles recherches que nous en sommes redevables : c'est par leur secours que nos mains cultivent les champs, bâtissent des maisons, fabriquent des étoffes, travaillent en cuivre et en fer ; qu'elles se servent du pinceau, qu'elles manient le ciseau et le burin, qu'elles touchent des instruments : c'est aussi au profond savoir de ces grands écrivains, de ces savants illustres, que nous devons les connoissarices les plus sublimes, les plus utiles, les plus dignes de l'homme ; c'est par leurs profondes méditations que nous possédons ce qu'il y a de plus propre à orner l'esprit et à former de bons citoyens, de bons magistrats, de bons princes. Ces avantages, ces bienfaits qui ont toujours été en croissant depuis leur origine, qui s'étendent, qui se perpétuent d'âge en âge, et dureront autant que le monde, sont certainement dignes de toute notre admiration ; et ceux qui en sont les auteurs, les Artistes et les Savants qui nous procurent toutes ces jouissances, demandent à bien juste titre que nous parlions des droits qu'ils ont à notre hommage et à notre reconnoissance.
   Afin de satisfaire à ce besoin, à ce devoir, nous allons passer en revue tout ce qui regarde les Arts et les Sciences ; et d'abord nous parlerons de l'Agriculture, du Commerce, de la Navigation, de l'Architecture, de la Sculpture, de la Gravure sur pierres fines, de la Peinture et de la Musique ; ensuite, de l'Art militaire, et de plusieurs branches qui en dépendent. Après cela nous parcourrons toute la Littérature en général, que l'on désigne sous le nom de Philologie, cette science qui, dans son ensemble, se compose de Grammaire, de Rhétorique, de Poésie, d'Histoire, d'Éloquence et de Philosophie, avec tout ce qui en fait partie, comme la Jurisprudence, la Médecine (Histoire Naturelle, Chimie, Anatomie), et les Mathématiques (Arithmétique, Géométrie, Mécanique, Hydrodynamique, Hydrostatique, Statique, Astronomie, Géographie, Algèbre) ; nous ferons suivre chacun de ces chapitres d'un examen critique et littéraire des ouvrages et des écrits de ceux des Anciens qui se sont acquis le plus de réputation dans les Arts et dans les Sciences, et nous y répandrons des notes assez curieuses, assez intéressantes pour que celte Encyclopédie élémentaire de l'Antiquité soit non seulement utile, mais attachante.


Les quatre volumes : 100 euros (code de commande : 25009).


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samedi 22 avril 2017

1760. Chartes statuts, et ordonnances de polities de la ville d'Ath.


Chartes statuts, et ordonnances de polities de la ville d'Ath. Nouvellement revisitées & corrigées par les Chatelain, Mayeur, & Echevins de laditte Ville.

Mons, Plon, 1760.
[A Mons. De l'Imprimerie de P. J. J. Plon, Imprimeur & Libraire rue de Nimi. 1760.]

In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure défraîchie, mors du premier plat fendu, [1 (titre)], [1 bl.], 114 (les deux dernières erronément chiffrées 91 et 92)] p.

Aux origines des éditions Plon :
   Pierre-Jean-Joseph Plon était né à Mons, en la paroisse de Saint-Germain, le 29 décembre 1716 ; lorsqu'il eut atteint l'âge de quatorze ans, son père l'engagea, en 1731, comme apprenti chez Mathieu Wilmet, « pour lui apprendre l'art d'imprimer et de relier les livres. » Il y fit de rapides progrès, progrès tels, au dire de [son père] l'arpenteur Plon, que, au bout de deux ans, Wilmet en prit de l'ombrage et refusa de lui donner du travail. Pierre-Jean-Joseph fut alors mis en apprentissage chez Maladrier, rue des Clercs, pour se perfectionner dans l'art de la reliure. Wilmet, qui était l'un des principaux clients du relieur, défendit à celui-ci de donner de l'ouvrage à son nouvel apprenti et cet atelier fut également fermé pour le jeune homme.
   Sur les entrefaites, le matériel d'imprimerie de feu Gilles-Albert Havart ayant été mis en vente, l'arpenteur Pion en fit l'acquisition, pour donner de l'occupation à son fils « et l'empêcher de vagabonder et battre le pavé, comme on en voit quantité d'autres. » En examinant le matériel typographique, on constata que, par suite des agissements de François Sarazin, les caractères étaient tellement brouillés qu'il n'était pas possible de s'en servir en cet état ; une certaine quantité d'entre eux étaient brisés et bons à être refondus. Le seul moyen de nettoyer les casses était de composer un texte pris au hasard, d'éliminer les mauvaises fontes et de redistribuer les lettres bonnes à être conservées. Parfois, cependant, les Plon ne croyaient pas enfreindre les ordonnances sur l'imprimerie en tirant, à quelques exemplaires, une plaquette dont le sujet leur paraissait intéressant. L'arpenteur s'étant, un jour de l'an 1733, rendu chez M. de Maleingreau, seigneur de Quenast, pour vaquer à certains travaux projetés par le Gouvernement, y trouva une lettre manuscrite écrite par un évêque au roi de France ; le seigneur de Quenast permit à Plon de l'emporter. Celui-ci la lut, en jugea le fond édifiant, le style brillant et en utilisa le texte pour l'épreuve de ses caractères. On en tira quelques exemplaires, dont quatre ou cinq furent remis à de Maleingreau en même temps que la lettre originale ; les autres épreuves furent conservées à l'imprimerie pour servir à un tirage plus considérable après l'obtention des lettres patentes.
   Mathieu Wilmet (toujours lui !) et Jean-Baptiste Varret, qui voyaient de mauvais œil les préparatifs d'installation d'un concurrent dont ils avaient pu apprécier les qualités, dénoncèrent l'arpenteur Plon comme exploitant une imprimerie clandestine. L'avocat fiscal s'émut, ouvrit une enquête, réclama un exemplaire de la lettre au roi de France. Sur réquisitoire du 13 novembre 1733, le Conseil Souverain de Hainaut déclara, par arrêt du 26 novembre suivant, « n'avoir été permis audit Plon d'imprimer ou faire imprimer contre les deffences portées par les ordonnances », et le condamna à cent livres d'amende et aux frais de justice.
   À la suite de cet arrêt, Jacques-Joseph Plon s'adressa au roi Charles VI, en vue d'obtenir des lettres patentes d'imprimeur de S. M. à Mons, sur le même pied, privilège et franchises dont avait joui Gilles-Albert Havart. Le Conseil privé, par apostille du 18 décembre 1733, déclara que cette demande ne pouvait être accueillie tant que le requérant n'aurait justifié de s'être exercé, pendant deux ans, dans l'art d'imprimeur. Se voyant débouté, Plon envoya son fils compléter son apprentissage à Lille, chez J.-B. Henry, où il demeura deux ans.
   En janvier 1741, l'arpenteur présenta une nouvelle requête en obtention de patentes d'imprimeur pour son fils, Pierre-Jean-Joseph. L'avocat fiscal s'y opposa, prétextant que le candidat n'avait pas 23 ans, qu'il n'avait pas subi l'examen prévu par les placards, et que le certificat du doyen de chrétienté, bien que favorable, n'était pas assez probant ; mais ce qui indisposait particulièrement l'officier du gouvernement, excité d'ailleurs, par les autres imprimeurs, c'était la prétention émise par Plon, de jouir d'une sorte de privilège ou de monopole comme successeur de Gilles Havart. « Ces raisons, concluait le fiscal, jointes à l'inutilité qu'il y a d'augmenter à Mons, le nombre des imprimeurs, qui ont déjà assez de peine à trouver de quoi s'occuper, font espérer qu'il sera rescrit de façon qu'au moins quant à présent, le suppliant soit éconduit de sa demande. » Malgré l'appui du magistrat, les patentes furent refusées pour Mons, mais, à la suite de nouvelles démarches, Pierre-Jean-Joseph Pion reçut, le 19 janvier 1742, de Marie-Thérèse, la permission de s'établir comme imprimeur à Ath. Quelques jours après, le 1er février 1742, il épousait, à Mons, Marie-Caroline-Josèphe de Ladrière.
   Enfin, en 1746, après la prise de Mons par les Français, Plon fut autorisé, par l'intendant, à transférer son établissement en cette ville, où il se fixa, d'abord, de 1746 à 1747, rue de la Clef, vis-à-vis du Marché-aux-Herbes, puis, de 1747 à 1760, rue de Nimy, et, de 1760 à 1778, sur la Grand'Place. Durant l'occupation française, il portait, concurremment avec Wilmet, le titre d'imprimeur du Roi. En 1766, il acquit des caractères d'imprimerie chez Rosart, fondeur, à Bruxelles.
   Pierre Plon gravait lui-même, sur bois, les dessins et les fleurons qui ornaient ses publications. On a relevé 42 productions sorties de ses presses, dont une faite à Ath, en 1744.
   Plon avait imprimé en 1772, pour compte du chevalier Oesmarcq, un Mémoire justificatif, sans autorisation préalable. Des poursuites furent intentées contre l'imprimeur, mais dès le 7 décembre, l'auteur demanda au gouvernement que Plon ne fût pas inquiété, « cet homme est fort pauvre et chargé d'une nombreuse famille. » Ce mémoire avait été tiré à 500 exemplaires délivrés à Desmarcq et quelques douzaines d'autres envoyés à des libraires de Valenciennes et de Maubeuge, pour être vendus au profit de l'imprimeur. Par lettres du 27 janvier 1773, l'empereur Charles VI ordonna la cessation des poursuites contre Plon, à charge de payer les frais de justice.
   Des revers de fortune, les soucis d'une nombreuse famille et une grave maladie obligèrent Plon à abandonner sa profession, en 1778, pour se retirer à Nivelles, près de son fils Emmanuel, qui avait fondé, en 1774, le premier établissement typographique en cette dernière ville. Deux fils d'Emmanuel allèrent se fixer à Paris : l'un, Charles, fut le père d'Henri-Philippe Plon, le célèbre imprimeur de l'empereur Napoléon III.
   Pierre Plon mourut à Nivelles, le 17 novembre 1785 ; sa veuve lui survécut quelques années. Elle mourut, dans la même ville, le 12 janvier 1791.


Bibliographie :

   - Rousselle, Bibliographie montoise, n° 724.
   - Federinov, Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 57.
   - Poncelet et Matthieu, Les imprimeurs montois, pp. 114-118.



95 euros (code de commande : 20025).



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vendredi 21 avril 2017

1942. BERTHE (Remy) - Chaumont en Vexin, sentinelle avancée de l'Île de France.



BERTHE (Remy).

Manuscrit de l'ouvrage Chaumont en Vexin, sentinelle avancée de l'Île de France.

In-8° oblong broché, couverture rempliée, [52] p., 40 illustrations au fusain, rousseurs sur la couverture, bon exemplaire bien conservé.

   
Il s'agit du manuscrit de l'ouvrage rédigé par Remy Berthe et illustré de dessins par Georges Darcy, publié par l'imprimerie Duval en 1942 et dont le tirage fut limité à 500 exemplaires.
   Le texte est écrit à l'encre noire, les corrections à l'encre rouge, une carte postale représentant la Tour du Gouverneur de Gisors a été collée à la p. 11, tous les dessins au fusain sont protégés par des serpentes.

  
Illustration pour la partie Chaumont gastronomique.
L'ancien palais de justice et la montée de l'église.
450 euros (code de commande : 22534).



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mercredi 19 avril 2017

1772. HOLBACH (Paul Henri Thiry d') - Le bon-sens ou Idées naturelles.


[HOLBACH (Paul Henri Thiry d')].

Le bon-sens ou Idées naturelles, opposées aux idées surnaturelles. Par l'Auteur du Systême de la Nature.

[Amsterdam], [Marc Michel Rey], 1772.
[A Londres. M. DCC. LXXII.]

In-8° modeste demi-veau, [1 (titre)], [1 bl.], X, 266 p.

Très rare édition.


À propos du Bon sens, Jeroom Vercruysse écrit :
   Comme l'indique une des éditions de 1772, cet écrit est de l'auteur du Système de la nature. Dans son Catalogue (p. 21) et dans son Dictionnaire (1806 : I, 71 ; 1822 : I, 137 ; cf. 1872 : I, 442-443), Barbier a également cité Holbach comme auteur du Bon sens. Dès 1791 cet écrit parut sous le nom du curé Jean Meslier qui n'en avait pas écrit un seul mot. Depuis lors il a reparu plusieurs dizaines de fois sous son nom, à tort.
   Les Mémoires secrets annoncent Le Bon sens le 1er octobre 1772 (VI, 236) ; la Correspondance littéraire attendra janvier 1773 (X, 174-176). L'édition de Londres 1772 en [iv] xn. 315 pages sera condamnée le 10 janvier 1774 par le parlement de Paris à être lacérée et brûlée en même temps que l'ouvrage d'Helvétius, De l'homme. La sentence fut exécutée le 12. L'édition de 1774 fut mise à l'index de l'Église le 18 août 1775.


Bibliographie :

   - J.M. De Bujanda, Index Librorum Prohibitum 1600-1966, p. 443 (décret du 18 août 1775).
   - Jeroom Vercruysse, Marc-Michel Rey, libraire des lumières, dans Histoire de l'édition française, tome II, Le livre triomphant : 1660- 1830.
   - Jeroom Vercruysse, Bibliographie descriptive des écrits du Baron d'Holbach, 1772 - A4.



200 euros (code de commande : 22419MP).



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1764. LA PORTE (abbé Joseph de) - L'Esprit des Monarques philosophes.


[LA PORTE (abbé Joseph de)].

L'Esprit des Monarques philosophes, Marc-Aurele, Julien, Stanislas et Frederic.

Amsterdam - Paris, Vincent, 1764.
[A Amsterdam & se trouve à Paris, Chez Vincent, rue Saint-Severin, M. DCC. LXIV.] 

In-12 (104 x 171 mm.) sous reliure cartonnée frottée, VIII (y compris le titre), 256 p., bandeaux, lettrines et culs-de-lampe.

Édition originale.

    Joseph de La Porte (Belfort, 1714 - Paris, 1779) fut (peu de temps) jésuite puis s'installa à Paris pour chercher fortune dans la littérature. Après s'être attaqué à Fréron qui luttait contre les philosophes, il collabora avec lui pour l'édition des Lettres sur quelques écrits de ce temps et de l'Année littéraire. Il se tourna ensuite vers le Mercure de France, la France littéraire, le Recueil A-Z, etc. Il finit par abandonner la polémique littéraire pour se tourner vers la publication de compilations dont certaines obtinrent un important succès. Sa production fut si importante que La Harpe qualifia La Porte de « fripier le plus actif de la littérature française »...

   Certaines bibliographies décrivent l'ouvrage en lui attribuant erronément VIII et 423 p. ; l'édition présentée ici qui comporte VIII et 256 p., est complète : les textes des quatre auteurs y figurent bien et la pagination correspond parfaitement avec ce qui est annoncé dans la table des matières.
   La notice descriptive de la Bibliothèque Nationale, à Paris, indique que l'ouvrage est également attribué à Dom A.-N. Dupuis.


Bibliographie :
   - Barbier (Antoine-Alexandre)
, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 191.
   - 
Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, 37031.
   - B.N.F., n° FRBNF30739700.


75 euros (code de commande : 25403).



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mardi 18 avril 2017

1898. FRANCE (Anatole) - Au petit bonheur.


FRANCE (Anatole).

Au petit bonheur. Comédie en un acte. 1er juin 1898.

S.l., Pierre Dauze, 1898.

In-4° (204 x 265 mm.) demi-vélin à coins signée par le relieur Émile Carayon, tête dorée, couverture conservée, un portrait d'Anatole France gravé par Ladislas Loevy en frontispice, 4 ff. n. ch. + 85 planches de fac-similé du manuscrit, chemise en papier marbré, tirage limité à 50 exemplaires, exemplaire numéroté sur Van Gelder (n° 35), envoi d'Anatole France à son ami l'éditeur Édouard Pelletan, très bel exemplaire.

   Cette reproduction autographique du manuscrit d'Anatole France est l'édition originale de la pièce dont la première représentation eut lieu le 1er juin 1898, chez Madame Arman de Caillavet, avec comme comédiens : G. Arman de Caillavet, G. Picot, Robert de Flers et Georges Feydeau.
   Les éditions Calmann-Lévy, publièrent en 1906 la première édition destinée à être diffusée en librairie.







À propos du relieur :
   La notice de Julien Fléty nous apprend que Émile, Adolphe Carayon, né à Paris en 1843 « fut successivement militaire, peintre-décorateur, puis relieur vers la fin du XIXe siècle, son atelier était situé 10 rue de Nesles, à Paris ; c'est là qu'il œuvra de 1875 jusqu'à son décès, survenu le 26 janvier 1909, alors qu'il était âgé de soixante-cinq ans. La maladie l'immobilisait depuis de longues années déjà, mais il avait conservé toute sa force de production, et ses reliures impeccables de façon faisaient toujours l'admiration des connaisseurs dans les expositions. Ses cartonnages montrent quel parti un véritable artisan relieur peut tirer des matières les plus simples, les plus économiques. Il est vrai que les cartonnages de Carayon sont souvent ornés sur le dos ou sur les plats d'aquarelles originales signées Louis Morin, Henriot, Robaudi, Rudaux, etc. Mais même sans décor les couvertures de parchemin ou de vélin ou même de papier, toujours admirablement choisis, prenaient dans les mains de Carayon un aspect harmonieux. Après sa mort sa fille adoptive, Marie Brisson, formée par lui, continua ses cartonnages et fit en outre des papiers marbrés jusque dans les années qui suivirent la guerre 1914-1918. »


   On ne peut s'empêcher de citer dans son intégralité l'avis du bibliophile Octave Uzanne : « Vers 1875, parut à Paris un relieur de grand talent dans sa manière, M. Carayon, qui, rompant avec tout ce qui avait été fait dans le genre jusqu'alors, se fit véritable cartonnier d’art, et composa des maroquins du Levant à dos uni avec coin, d’un savoir-faire si complet qu’on les pourrait comparer, pour la façon dont ils sont traités, aux plus coquettes reliures pleines des maîtres. – Il ne reste plus rien de la Bradel ici, c’est bien le Cartonnage à la Carayon, un cartonnage joli comme une œuvre de maîtrise, souple, brillant, qu’on tient en main avec non moins de plaisir qu’on le regarde, et qui s’ouvre et se ferme comme l’œil d’une jolie femme amoureuse. – M. Carayon professe pour les livres qu’il cartonne autant de respect que de vénération ; c’est à peine s’il les effleure, il les conserve intacts, à l’état de brochure, avec la couverture, et le dos replié sur le titre ; ils ne sont pas grecqués, cela va sans dire, mais cousus sur rubans et complètement non rognés ; ils conservent, sous leur solide costume, l’aspect même qu’ils avaient au sortir de chez l’éditeur ; de plus, il emploie aussi peu de colle que possible, et tel ou tel de ses livres reliés s’ouvre sur table aussi aisément, au gré du lecteur, qu’un cahier d’études de collégien.
   M. Carayon fait le cartonnage demi-maroquin ou maroquin plein janséniste, en ne dorant que le titre et la date en queue ; mais il ne craint pas de s’écarter des bleus, des rouges et des lavallières classiques ; il sait trouver des maroquins roses, des nuances saumon, des rouges pompéiens, des jaunes vieil or, des « orange cuivré », des verts mourants et des « fraise écrasée » d'une exquise apparence ; les rayons qui reçoivent ses livres n'ont pas l'aspect morne de la plupart des bibliothèques des anciens amateurs ; ils sont pimpants, vifs et radieux.
   En dehors des maroquins, M. Carayon excelle encore dans les cartonnages de toile avec coins et papiers assortis sur les plats ; il s'efforce encore de mettre en vogue des fines reliures en vélin blanc, sur le dos et les plats desquels des artistes en renom peignent à l'aquarelle de précieuses compositions, rappelant le sujet principal du volume ou faisant l'allégorie du livre ; il s'évertue également à exécuter, suivant les conseils des amateurs distingués, toutes les fantaisies imaginables qui présentent une note d'art nouvelle, et il emploie la soie, l'étoffe, le papier du Japon, les cuirs les plus variés, avec la meilleure grâce du monde, sans demander à la bourse de ses clients de s'ouvrir aussi largement que ses délicieux volumes.
   Le succès des cartonnages à la Carayon ayant été très grand parmi les bibliophiles qui fréquentent la librairie Conquet, c'est-à-dire chez le grand nombre, la plupart des relieurs se sont mis à imiter ce genre ; mais en dépit de la première apparence, bien peu ont réussi, car ils ont maltraité les livres qu'on ne craignait point de leur livrer, en les grecquant ou les cousant sur ficelles, sans comprendre le véritable but de leur travail. »


Bibliographie :
   - Uzanne (Octave), La reliure moderne artistique et fantaisiste, pp. 255-258.
   - Fléty (Julien), Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours, p. 38.



450 euros (code de commande : 25415).



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samedi 15 avril 2017

1689. BOILEAU (Nicolas) - Œuvres diverses Du Sieur D***.



[BOILEAU (Nicolas)].

Œuvres diverses Du Sieur D***. Avec le Traité du sublime ou du Merveilleux dans le discours, Traduit du Grec de Longin. Nouvelle Edition reveuë & augmentée de diverses Pieces nouvelles.

Amsterdam, Wolfgang, 1689.
[A Amsterdam, / Chez Abraham Wolfgang, / Marchand Libraire. 1689.]

In-12 (100 x 160 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné, roulette dorée sur les coupes, petit manque à la coiffe, 390 (y compris les pp. de faux-titre et de titre en rouge et noir), [16 (table du Traité du Sublime et Satires)] p., 5 gravures à pleine page dans le texte (dont le titre-frontispice gravé par H. Cause), ex-libris.

   Il s'agit d'une des rééditions de celle que Wolfgang publia en 1677. Le frontispice de Causse est une copie de celui que Landry exécuta pour les éditions in-4° publiées à Paris en 1674 ; les quatre gravures sont placées en tête du Discours au Roy, de l'Art poétique, du Lutrin et du Traité du Sublime.

Bibliographie :

   - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. III, col. 658 (pour l'édition de 1674).
   - Brunet, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. I, col. 1056-1057.
   - Willems, Les Elzeviers. Histoire et annales typographiques, n° 1912
.

   
Titre-frontispice.
Les quatre gravures :





100 euros (code de commande : 25362).



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vendredi 14 avril 2017

1910-1911 - FONDERIE BAUER (catalogue typographique)



FONDERIE BAUER.

Catalogue spécial des nouveautés en fantaisies, ornements et caractères de texte modernes.

Francfort - Barcelone, Fonderie Bauer, [1910-1911].

In-4° (235 x 295 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur, [164] p., cachet des établissements Dekeyser à la page de titre.

Exemplaire en très bel état de ce catalogue d'une grande rareté.

    La société J. Dekeyser, rue de Jette, n° 52, à Bruxelles était spécialisée dans la fourniture de caractères, machines et matériel d'imprimerie.

Préface :

    Nous avons l'honneur de vous offrir un extrait de notre grand spécimen, contenant les nouveautés que nous avons produites dans ces dernières années. Vous y trouverez les preuves de nos efforts continuels pour créer, avec l'aide des artistes les plus renommés, des caractères, des ornements et des vignettes qui, tout en étant d'un emploi indiqué dans les imprimés de luxe, sont aussi d'une grande valeur pratique et peuvent être utilisés pour les travaux courants, parce qu'ils donnent un cachet de bon goût aux imprimés les plus ordinaires.
   Les dessins et les gravures de ces nouveautés ont été soigneusement étudiés avant d'en faire la fonte. Les matrices, obtenues au moyen de poinçons originaux, sont d'une profondeur inusitée. L'œil est, par conséquent, très net, ce qui permet une impression facile, sans mise en train.
   Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de parler encore ici de la qualité supérieure de notre matière. Nous nous référons à cet égard à la renommée dont jouit notre maison depuis de nombreuses années, comme étant une des plus importantes du continent.
   À part les caractères présentés dans ce spécimen, nous possédons encore un grand choix de caractères courants, caractères classiques, de texte, et autres. Nous vous prions donc, au cas où vous ne trouveriez pas dans le présent spécimen les caractères que vous auriez l'intention d'acquérir, de nous demander notre spécimen général.







  
250 euros (code de commande : 25044).



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jeudi 13 avril 2017

1550. CARRANZA (Bartolomé) - Summa conciliorum.


CARRANZA (Bartholomé).

Summa conciliorum et pontificum à Petro usque ad Julium tertium, succinctè co[m]plectens omnia, quæ alibi sparsim tradita sunt : per F. Bartholomæum Carranzam Miranden. instituti sancti Dominici, theologiæ professorem, & regentem in collegio sancti Gregorij in valle Oletana.

Paris, Marnef, 1550.
[Parisiis, / Apud Hieronymum & Dionysiam de Marnef Fratres, ad / insigne Pelicani, via ad divum Jacôbum. / 1550.]

In-8° plein veau postérieur (XVIIIe siècle), dos à 5 nerfs orné de fers dorés, pièce de titre, tranches rouges, 39, [1 bl.], [630], [1 (vignette)] p., ex-libris manuscrit de l'abbaye de Gembloux à la page de titre, exemplaire en bon état.

   Le dominicain Bartolomé Carranza (1503-1576) fut professeur de théologie à Valladolid et archevêque de Tolède ; il fut l'un des envoyés par Charles-Quint au concile de Trente. Il publia la première édition de sa Summa conciliorum en 1546.


Quae in hoc volumine continentur :
   - Canones Apostolorum.
   - Summa omnium Conciliorum, in qua hi canones adiecti funt :
   - Canones sextæ synodi generalis.
   - Septima synodus generalis, & canones eiusdem.
   - Octava synodus generalis & canones eiufdem.
   - Canones concilij Ephefini generalis.
   - Decretalis Martini quinti & Calisli tertij de annui census licita emptione & venditione explicatio.



200 euros (code de commande : 25186).



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mercredi 12 avril 2017

1885. SILVESTRE (Armand) - Contes à la comtesse (de la bibliothèque Kuris, relié par Asper).




SILVESTRE (Armand).

Contes à la comtesse.
Illustrations de Kauffmann.

Paris, Marpon et Flammarion, [1885].
[Paris / C. Marpon et E. Flammarion / Éditeurs / 26, rue Racine, près l'Odéon. / Tous droits réservés.]

In-8° plein maroquin fauve armorié d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, trois filets dorés encadrant les armes dorées avec la devise d'Ivan Ivanovitch Kuris Da budet pravda sur les plats, filets double doré sur les coupes, roulettes et filets dorés sur les chasses, tête dorée, couverture conservée, reliure un peu frottée (reliure signée Asper Frères), VI, [2 bl.], 344 (la dernière page est erronément numérotée « 244 ») p., 25 illustrations (20 vignettes en tête de chaque conte, 4 à pleine page et un frontispice gravé), (collection « Nouvelle Bibliothèque Illustrée »), rousseurs.

   Les livres provenant de la célèbre bibliothèque d'Ivan Ivanovitch Kuris (1840-1898) sont très rares : après les saisies de la révolution russe une partie est allée enrichir la collection du Musée Tsarskoe Selo et l'autre celle de l'Ermitage. Vengerov écrit qu'en septembre 1917, les paysans ont saccagé le domaine familial de Petrovka, près d'Odessa, et ont brûlé une importante quantité de livres et que d'autres ont été jetés dans deux puits.

   Hans Asper (1855-1911) arriva « à Genève en 1874 comme ouvrier relieur, à la suite de son frère Jacques, relieur lui aussi, arrivé un an plus tôt. » [...] Ils réalisent « des reliures d'art qui font des Frères Asper la première maison de Genève. Hans, en particulier, se distingue dans la dorure. »

Frontispice.

Table des vingt contes contenus dans ce recueil :
   - C'est si simple !
   - Partie de dames.
   - Petit voyage.
   - Rusticana.
   - La Saint-Martin.
   - Chambre d'amis.
   - Le verre d'eau.
   - Assomption.
   - Le guignon.
   - La fuite.
   - Horlogerie.
   - Mœurs aimables.
   - Le philtre.
   - Coquetterie.
   - Le prétexte.
   - Le sorcier.
   - Révélation.
   - Roture oblige.
   - Justes reproches.
   - Consultation.


Bibliographie :
   - Vengerov (Aleksei), Vengerov (Sergei), Nevskii (Aleksei), et Nevskaia (Vera), V nekotorom tsarstve : bibliokhronika, 1647–1977 gg, p. 75.
   - Senarclens (Jean de), Dictionnaire historique de la Suisse.




Blason d'Ivan Ivanovitch Kuris.



Signature des relieurs.

350 euros (code de commande : 25323).



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mardi 11 avril 2017

1869. DE COSTER (Charles) - La légende d'Ulenspiegel.



DE COSTER (Charles).

La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs par Ch. De Coster.
Ouvrage illustré de trente-deux eaux-fortes inédites.
Deuxième édition.

Paris - Bruxelles, Librairie Internationale - A Lacroix, Verbroeckhoven & Cie, 1869.
[Paris / Librairie Internationale / 15, boulevard Montmartre / A. Lacroix, Verbroeckhoven & Cie, éditeurs / A Bruxelles, à Leipzig & à Livourne. 1869 / Tous droits de reproduction et de traduction réservés]

In-4° plein maroquin tabac sous étui gainé et bordé de peau, dos (un peu passé) à 5 nerfs orné de filets dorés et de fers à froid, plats encadrés de filets dorés et de fers à froid, filet doré sur les coupes, chasses ornées de filets, pointillés et guirlandes dorées, tête dorée, couverture conservée (reliure de Hotat et Fils), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], VIII (préface et table des illustrations), 480 p., très bel exemplaire bien complet de ses 34 illustrations (couverture, une gravure sur bois dans le texte et 32 eaux-fortes hors texte).

   « Cette seconde édition comporte 17 figures hors texte nouvelles qui sont ici en premier tirage. » L'édition présentée ici est celle avec la couverture imprimée sur papier jaune et les gravures sur papier vergé.

   Les illustrateurs sont : 
Louis ArtanLéon BeckersGustave BiotHippolyte BoulengerAuguste DanseCharles de GrouxEdmond de SchampheleerAdolf DillensJoseph DuwéeThéodore FourmoisAlfred HubertLouis JaugeyPaul LautersFélicien RopsHendrick SchaefelsEugène SmitsCamille Van CampGuillaume Van der Hecht et Paul Van der Vin.


Bibliographie :

   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome V, col. 166-168.
   - Carteret, Le trésor du bibliophile romantique et moderne, tome III, p. 180.

Cliquez ici pour voir toutes les gravures.

 
Couverture.

Titre.
 
Frontispice.

 Une des eaux-fortes de Félicien Rops.

Marque du relieur au premier contreplat.

600 euros (code de commande : 21000).


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1858. SILBERMANN (Jean-Thiébault) - Traité pratique de la photographie.



SILBERMANN (Jean-Thiébault).

Traité pratique simplifié sur toutes les branches de la photographie en général, et de la retouche à l'huile et à l'aquarelle, suivi du procédé du collodion albumine, réussite infaillible pour faire les vues : par Thiébault, Inventeur du positif direct, breveté s. G. d. G. pour la miniature à l'huile appliquée à la photographie, le procédé le plus beau et le plus solide de tous.

[Paris], Chez l'Auteur [1858].
[Se vend chez l'auteur, 31, Boulevard Bonne-Nouvelle, 31, et chez les principaux fournisseurs d'articles pour la photographie.]

In-8° broché, 48 p., rousseurs éparses.

Très rare.

Table des matières :   Chapitre I. Daguerréotype sur plaque.
   Chapitre II. Photographie sur Collodion.
   Chapitre III. Tirage des positifs sur papier.
   Chapitre IV. Positif direct sur verre.
   Chapitre V. Collodion albumine.
   Conclusion.

75 euros (code de commande : 21903




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samedi 8 avril 2017

1750. LE ROUX (Philibert-Joseph) - Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial.



LE ROUX (Philibert-Joseph).

Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial. Avec une explication trés-fidéle de toutes les maniéres de parler Burlesques, Comiques, Libres, Satyriques, Critiques & Proverbiales, qui peuvent se rencontrer dans les meilleurs Auteurs, tant Anciens que Modernes. Le tout pour faciliter aux Etrangers, & aux François mêmes, l'intelligence de toutes sortes de Livres. Par Philibert-Joseph Le Roux. Nouvelle édition.

Tomes I et II (complet).

Amsterdam, Chastelain, 1750.
[A Amsterdam, / Chez Zacharie Chastelain. / M. DCC. L.]

Deux volumes in-8° sous leur brochage d'époque, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], 15, [1 bl.], 285, [1 bl.], [2 (liste des auteurs et abréviations)] p., tome II : 336 p.

Bon exemplaire à toutes marges.

Extraits de l'étude d'Yves Giraud :
   Ce n'est pas vraiment un usuel, encore moins un « grand » dictionnaire : l'ouvrage de Le Roux n'est plus réédité depuis le début du XIXe siècle ; les bibliographies le mentionnent en passant, souvent avec une appréciation assez sévère et toujours sommaire. Faute de l'avoir lu et étudié de près, on sous-estime généralement sa valeur et son intérêt. Il mériterait un examen philologique approfondi [...].
   [...] le livre et son auteur restent assez mystérieux, On ne sait pratiquement rien de ce Philibert Joseph Le Roux, qui se serait réfugié à Amsterdam et y serait mort. Seule date certaine : 1718, année où paraît la première édition de son Dictionnaire, à Amsterdam précisément, chez Michel Charles Le Cène. Le livre sera plusieurs fois réédité, sans que l'on puisse expliquer les changements d'éditeur. En 1735, l'édition lyonnaise est dite « revue, corrigée et considérablement augmentée », sans doute par Le Roux lui-même [...] ; dès 1750, on voit apparaître un « Avertissement » suivi d'une « Critique », ainsi que des additions, le tout certainement dû à une main étrangère. Le nombre des rééditions ainsi que la relative rareté des exemplaires conservés (sauf pour les éditions de 1786 et 1787) témoignent d'un accueil assez favorable auprès du public. [...]
   On trouve réellement de tout dans ce Dictionnaire, à commencer par ce qu'on ne s'attend pas à rencontrer dans un ouvrage de cette sorte. Ce qui fait à la fois sa faiblesse et son intérêt. Car la lecture en est plaisante, et jamais fastidieuse ; on voit que Le Roux ne résiste pas au plaisir de développer certains commentaires satiriques de son cru. Mais aussi, à côté des inévitables lacunes et des erreurs d'interprétation, le livre confond, amalgame des catégories de vocabulaire qui n'ont parfois que peu de points communs et ne distingue pas suffisamment les diverses strates, tout comme il ne distingue pas la définition de la prise de position. C'est aussi un livre d'une lecture instructive, qui restitue un peu du parler de la conversation courante, qui est un répertoire fort précieux des habitudes de langage de deux ou trois générations. Il montre la richesse de la création verbale, aussi bien dans le monde populaire que dans la société raffinée, et il collectionne une foule de termes disparus depuis, C'est enfin un dictionnaire d'une lecture fort utile, « aux étrangers et aux Français mêmes », car il permet de comprendre ou de préciser le sens des tournures employées par les auteurs comiques, « réalistes » ou familiers de la fin du règne de Louis XIV. Il est contemporain des derniers burlesques et du jeune Marivaux, de Dufresny, Palaprat, Destouches ou Dancourt, du Théâtre de la Foire et des Italiens. « En un mot, il y a peu de gens à qui ce Dictionnaire ne soit aussi utile qu'agréable, car on n'y remarquera point cette sécheresse, cette uniformité qu'ont tous les autres. »


Bibliographie :

   - Giraud (Yves), Le « Dictionnaire comique » de Le Roux (1718), dans Cahiers de l'Association internationale des études françaises, Année 1983 -Volume 35 - N°35, pp. 69-86.


Les deux volumes : 125 euros (code de commande : 22526).



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vendredi 7 avril 2017

1791. Encyclopédiana, ou Dictionnaire encyclopédique des Ana.



[LACOMBE (Jacques, dir.)].

Encyclopédiana, ou Dictionnaire encyclopédique des Ana. Contenant ce qu’on a pu recueillir de moins connu ou de plus curieux parmi les saillies de l’esprit, les écarts brillants de l’imagination, les petits faits de l’histoire générale et particulière, certains usages singuliers, les traits de mœurs & de caractères de la plupart des personnages illustres anciens & moderne ; les élans des ames fortes & généreuses, les actes de vertu, les attentats du vice, le délire des passions, les pensées les plus remarquables des philosophes, les dictums du peuple, les réparties ingénieuses, les anecdotes, épigrammes & bon mots ; enfin les singularités en quelque sorte des Sciences, des Arts, & de la Littérature.

Paris, Panckoucke, 1791.
[A Paris, / Chez Panckoucke, Hôtel de Thou, rue des Poitevins / M. DCC. XCI.] 

In-4° plein veau blond d'époque, dos lisse orné de fers doré, pièce de titre de maroquin rouge, roulette dorée encadrant les plats (reliure un peu frottée), VII, [1 bl.], 963, [1 bl.] p. (erreur typographique de numérotation de pages : on passe de la p. 296 à la p. 317, puis de la p. 396 à la p. 377, sans perte de texte), texte sur deux colonnes, cachet ex-libris au verso de la page de faux-titre.

Exemplaire en bel état de cette édition originale.

Avertissement des éditeurs :
    L'Encyclopédiana est un supplément à l'Encyclopédie méthodique, dont elle fait une partie aussi nécessaire qu'agréable. Le mérite de cette collection consistoit à renfermer dans un seul volume (de 964 pages in-4°) ce que tous les ouvrages connus fous le titre d'Ana, & ce qu'un très-grand nombre de volumes de recueils fugitifs, de livres rares & singuliers, offrent de remarquable & de saillant dans les différentes parties des Sciences, des Arts, de l'Histoire & de la Littérature. On s'est attaché principalement à faire connoître les hommes célèbres par les traits de mœurs & de caractères, & par les saillies d'humeur & d'esprit qui leur sont échappés. Ils sont peints dans cette nouvelle galerie, moins suivant le costume de leur représentation, que dans le négligé de leur vie privée.
   On a fur-tout eu l'attention de recueillir les pensées, les mots, les singularités, les ridicules, les formes, les traits qui peuvent convenir & s'approprier à des personnages mis en scène. L'ancienne Encyclopédie in-folio devant parcourir dans son immense projet le cercle entier de toutes les connoìssances, n'avoit cependant qu'effleuré quelques-uns de ces objets que nous nous sommes proposés de completter tant dans cette Encyclopédiana, par rapport à la Littérature, que dans le Dictionnaire des amusemens des sciences mathématiques & physiques, des arts & de 1'industrie, qui est actuellement sous presse, & dont on a déjà publié les planches gravées. Il eût été sans doute possible de donner une grande extension à l'un & à l'autre de ces recueils ; c'étoit même sous ce point de vue que nous l'avions d'abord proposé à l'entrepreneur de l'Encyclopédie.
   En effet, disions-nous, l'Encyclopédie méthodique ayant pour objet principal l'enseignement, comprend dans sa vaste étendue le domaine utile des sciences, des arts, de l'histoire, & des belles lettres. L'Encyclopédiana, au contraire, ayant pour but l'amusement des lecteurs, doit présenter ces mêmes objets sous des formes toujours agréables, variées & intéressantes. L'Encyclopédie méthodique pose les principes, elle établit les loix & les règles, elle donne les élémens & le développement des connoissances humaines ; & dans sa marche didactique, elle procède avec la gravité qui convient à l'importance de sa doctrine & de ses préceptes. L'Encyclopédiana, plus rapide dans sa course, écarte tout ce que les sciences & les arts ont de sérieux, & ne prenant de toutes choses que la fleur & le plaisir, elle cherche à les répandre avec autant de légèreté que de profusion. Cette partie de l'Encyclopédie moins profonde, moins lumineuse, moins savante, que les autres, mais aussi plus vive, plus diversifiée, plus singulière, doit se montrer toujours sous des dehors séduisans. Enfin l'Encyclopédiana fermera le cercle des connoissances, en s'attachant essentiellement à reprendre tout ce que les savans auteurs & éditeurs de l'Encyclopédie méthodique ont dû rejeter de leur plan. Cependant l'Encyclopédiana n'exclut point dans son exécution l'ordre & la méthode ; c'est au contraire en les observant qu'elle peut justifier son titre ; c'est en quelque sorte en repassant sur les traces de l'Encyclopédie méthodique que l'Encyclopédiana, & ensuite le dictionnaire des amusemens des sciences & des arts, compléteront toutes les parties, & suppléeront à ce que l'Encyclopédie a été forcée d'omettre, de rejetter ou de négliger.


Bibliographie :
   - Quérard (Joseph-Marie), La France littéraire ou dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France, ainsi que les littérateurs étrangers qui ont écrit en français, t. IV, p. 366.
   - Namur (Jean Pie), Bibliographie des ouvrages publiés sous le nom d'ana, p. 20.


300 euros (code de commande : 23235).




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