mercredi 22 novembre 2017

1785. DE DOYAR (Pierre) - Lettres d'un chanoine pénitentier, sur les Affaires de la Religion.


[DE DOYAR (Pierre)].

Lettres d'un chanoine pénitentier de la métropole de *** a un chanoine théologal de la cathédrale de **, sur les Affaires de la Religion.

S.l. 1785.
[M. DCC. LXXXV.] 

In-12 broché, 174 p., dos en grande partie manquant.

   Il s'agit de la seconde édition de cet ouvrage dont la première parut la même année, également sans mention de lieu et d'éditeur.

Avis de l'éditeur :
   Ces lettres, au nombre de huit, roulent sur les affaires de la Religion. Cela suffit pour les rendre précieuses aux Fidèles. C'est par un heureux hasard qu'elles sont tombées entre mes mains. J'en ai senti tout le mérite à la première lecture, & j'ai cru que ce seroit faire une bonne œuvre, que de les mettre au jour. On verra qu'elles sont dictées par la piété & la science, & qu'elles ne respirent que les bons principes. Que leur faut-il de plus pour produire de salutaires effets ? Chaque Lettre est une consultation, à laquelle on répond d'une manière satisfaisante. La première concerne l'Edit de Tolérance. La seconde a pour objet la suppression des Maisons Religieuses. La troisième discute l'Edit concernant les Mariages ; & dans la quatrième on traite de différentes innovations & de l'ordre intimé aux Evêques [d]e soumettre leurs Mandemens & Instructions Pastorales à la censure du Gouvernement. Il étoit de la dernière importance que ces Lettres parussent pour fixer la perplexité des consciences, & l'incertitude des esprits. Heureux ceux qui vivent de la Foi, & que rien n'est capable de détacher du centre de la vérité !


Bibliographie :
   - Doyen, Bibliographie namuroise, n° 975.

50 euros (code de commande : 20525).


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mardi 21 novembre 2017

1774. FOUGERET DE MONTBRON - La Henriade travestie


[FOUGERET DE MONTBRON (Louis-Charles)].

La Henriade travestie en vers burlesques.

La Haye, Staatman, 1774.
[A La Haye, / Chez Frederic Staatman, / Libraire sur le Kalvermarks. / M. DCC. LXXIV.]

In-8° sous son brochage d'attente (113 x 168 mm.), 159, [1 bl.] p., vignette du libraire Gambier à Bruxelles.

   Originaire de Péronnes et mort en 1761, Louis-Charles Fougeret de Montbron (ou Monbron) fut l'auteur d'ouvrages badins, tous publiés anonymement, dont Margot la ravaudeuse.
   À propos de La Henriade, Maurice Saillet, dans son édition de Margot la ravaudeuse, écrit qu'il « procède peut-être moins du Virgile travesti de Scarron que de l'Homère travesti de Marivaux. Cela est si vrai qu'il fut parfois attribué à cet auteur, pour qui Fougeret professait du reste la plus vive admiration. »


Bibliographie :

   - Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 612 ;
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du XVIIIe siècle, 29316 ;
   - Saillet (Maurice), Margot la ravaudeuse, éd. 1958, p. 171.



 
45 euros (code de commande : 21290).


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lundi 20 novembre 2017

1832 - DE SMET (J.J.) - Histoire de la Belgique.


DE SMET (J.J.).

Histoire de la Belgique, par J.J. De Smet, ancien régent de Rhétorique au Collége d'Alost. Troisième édition, revue et corrigée avec soin.

Tomes I et II (complet).

Gand, Vanryckegem-Hovaere, 1832.
[Gand, / Vanryckegem-Hovaere, Imprimeur-Libraire. / 1832.]

Deux volumes in-8° demi-basane verte, dos lisses ornés de filets dorés, reliure frottée, tome I : VIII, 336 p., une carte hors texte à déplier gravée par Constant Onghena, tome II : 360, une carte hors texte à déplier gravée par Constant Onghena, ex-libris manuscrits aux pages de faux-titre et cachet aux pages de titre, bon exemplaire.

   « À peine âgé de 25 ans, [l'historien gantois Joseph-Jean De Smet (1794-1877)] fut nommé professeur de rhétorique au petit séminaire de Sainte-Barbe à Gand ; mais il passa bientôt, en cette même qualité, au collège d'Alost, dirigé alors par l'abbé van Crombrugghe. L'enseignement moyen, dit P. de Decker, en complet désarroi depuis l'introduction chez nous du régime des lycées impériaux de France, laissait beaucoup à désirer au point de vue des livres classiques, tous rédigés dans un esprit qui était peu en rapport avec nos traditions nationales. Le corps professoral du collège d'Alost s'attacha immédiatement à combler cette lacune importante. Mr de Smet, convaincu de la nécessité d'une direction nationale à imprimer surtout à l'étude de nos annales, publia dès 1822 (lisez 1821) une histoire de la Belgique en deux volumes. » Cet ouvrage, dans lequel, pour la première fois, on essayait de faire marcher de front les principaux faits historiques se rattachant à toutes nos provinces si différentes dans les diverses phases de leur civilisation particulière, était écrit d'après un plan entièrement nouveau. Tout en constituant une unité logique, la division du livre en sept principales époques permettait de donner comme couronnement et résumé de ces diverses périodes, le tableau des mœurs et des coutumes, ainsi que celui des lettres et des arts correspondant à chacune d'elles. Cette histoire écrite  « pour inspirer aux jeunes l'amour de la patrie », était conduite jusqu'à la bataille de Waterloo. Elle se terminait par cette réflexion à laquelle les circonstances donnaient une si émouvante actualité :  « Puisse la sollicitude d'un souverain, ami de son peuple, et la sagesse des deux Chambres parvenir à faire régner entre les Belges et les Bataves cette union et cette concorde qui sont le gage assuré de la prospérité des empires ! » Ce Manuel fut accueilli avec une grande faveur (Messager des Sciences, 1823, p. 19). L'année suivante, il fallut en donner une seconde édition, revue et corrigée d'après les conseils des deux représentants les plus autorisés de la science historique belge à cette époque, J.-J. Raepsaet et L. Dewez. Cette fois, l'abbé de Smet « avait exposé la fatale influence exercée sur les troubles du XVIe siècle par le fondateur de la dynastie d'Orange. » Aussi le ton du Messager (1824, p. 400) change-t-il complètement : « Malheureusement Mr de S. a cru pouvoir ne pas conserver à quelques-uns de nos princes leur caractère historique. Il était de son devoir de les louer quand ils ont fait le bien ; mais il perd ses droits au titre d'écrivain impartial, lorsqu'il fait plus que dissimuler leurs fautes. Ce que je dis ici s'applique surtout à Charles-Quint et à son fils Philippe II. »
   D'après De Decker, à partir de ce moment, le gouvernement hollandais, froissé de l'« impartiale franchise » du jeune historien lui fit une guerre tantôt sourde, tantôt déclarée qui n'eut d'autre résultat que d'affermir et d'accroître sa popularité. »
   L'édition présentée ici inclut les événements de la révolution belge et l'intervention de l'armée française du maréchal Gérard qui repoussa, en 1831, les troupes du prince d'Orange hors du territoire national.


Bibliographie :
   - 
V. Fris dans Biographie nationale, tome XXII, col. 778-791.



Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 20193).


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samedi 18 novembre 2017

1809. Stances, à Messieurs les confrères de la Miséricorde, à Mons


[DELOBEL (Louis)]
Stances, à Messieurs Messieurs [sicles confrères de la Miséricorde, à Mons, présentés par un ancien de la confrairie, le jour de la décollation de saint Jean-Baptiste, 29 Août 1809, Epoque de l'Anniversaire de son Jubilé de 50 ans. Par L. D***.

Mons, Monjot, [1809].
[A Mons, / De l'Imprimerie de Monjot, Libraire, rue / de la Clef, N°. 19.]

In-8° broché sous une couverture muette de l'époque, [1 bl.], [1 (encadrement typographique)], 13, [1 bl.] p., rare.

   La Confrérie de la Miséricorde, ou Confrérie Saint Jean Décollé – plus connue des Montois sous l'appellation des Beubeux – fut fondée par Henri de Ligne en 1699, elle établit son siège l'Abbaye du Val des Écoliers.
   Sur l'histoire de cette confrérie, toujours bien active aujourd'hui, suivez le lien : 
http://www.beubeux.be/index.php.
   L'auteur de ces stances qui naquit à Mons en 1746 et y mourut en 1813, fut chanoine de l'église de Saint-Germain et enseigna la poésie au collège de Houdain.


Bibliographie :
   - De le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes (XVe siècle - 1900), p 888 (1178).
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 1158.
   - Mathieu (Adolphe), Biographie montoise, pp. 111-112.



40 euros (code de commande : 26173).


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vendredi 17 novembre 2017

1836. GATTI DE GAMOND (Zoé-Charlotte) - Des devoirs des femmes...


GATTI DE GAMOND (Zoé-Charlotte).

Des devoirs des femmes, et des moyens les plus propres d'assurer leur bonheur, par Mme Gatti de Gamond.

Bruxelles, Hauman, 1836.
[Bruxelles, / L. Hauman et Ce, Libraires-Éditeurs. / 1836.] 

In-12 sous cartonnage d'époque, dos orné de filets dorés, pièce de titre orange, [3 (dédicace, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 16, [1], [1 bl.], 186, [1 (table)], [1 bl.] p., ex-libris, exemplaire en bel état, rare.

   Zoé de Gamond naquit à Bruxelles en 1806 ; fille d'un avocat bruxellois, elle« passa sa jeunesse dans un milieu favorable au développement de ses facultés. » Très tôt, les questions relatives à l'amélioration de la condition sociale et à l'émancipation des femmes furent l'objet de ses études et elle fit paraître, dans la Revue encyclopédique ses remarquées Lettres sur la condition des femmes, au XIXe siècle. Souhaitant réformer l'éducation des femmes, « elle ouvrit, à Bruxelles, deux écoles : une pour les ouvrières adultes, l'autre pour les jeunes personnes qui se destinaient à l'enseignement. » En 1835, elle épousa le peintre italien Jean-Baptiste Gatti ; de cette union naquirent Isabelle et Marie. Zoé alla ensuite s'installer à Paris où elle se lia avec le publiciste polonais Jean Czinski et s'intéressa aux idées de Fourier qu'elle ne partagea qu'avec prudence mais qu'elle contribua à populariser. C'est à cette époque, « la plus active de sa vie littéraire », que Zoé poursuivit ses travaux sur l'émancipation des femmes, publia des œuvres purement littéraires et conçut son fameux plan d'une Bibliothèque d'éducation pour les ecclésiastiques et les familles. Ressentant « une antipathie profonde pour l'industrialisme dont, en effet, on s'était engoué beaucoup plus que de raison depuis quelques années, elle publia, en 1847, Paupérisme et Association « où elle déploya encore toute sa ferveur pour les idées socialistes. Là comme dans ses autres ouvrages, domine la pensée d'asseoir une organisation nouvelle sur des bases sentimentales, sans tenir compte des nécessités politiques ni des passions qui gouvernent les hommes. » Rentrée à Bruxelles et devenue inspectrice des salles d'asile et des écoles primaires, elle mourut en 1854.

Préface :

    L'accueil bienveillant qu'a reçu mon ouvrage sur la condition des femmes, m'engage à publier celui-ci, qui est en quelque sorte l'application des principes posés dans le premier. Je traite également dans ce livre-ci comme dans l'autre, de la condition des femmes et de leur éducation. Mais dans le premier je ne faisais guère que l'exposé critique de leur condition, et des malheurs qui y sont attachés. Dans celui-ci j'y cherche le remède, et le trouve uniquement, comme je l'avais indiqué, dans une éducation qui nous porte à la vertu, soit qu'elle vienne de nous-mêmes ou d'autrui. C'est là une rérité bannale, dira-t-on au premier abord : oui, ce sont des vérités bannales que de se borner à poser des principes de morale, sans entrer dans les difficultés de l'application. Ce sont des vérités bannales que de dire, soyez justes, soyez vertueux, soyez bienfaisans, en un mot, vivez dans la crainte de Dieu, et aimez votre prochain comme vous-mêmes, ce sont là des paroles à peu près inutiles, si vous ne montrez pas l'application de ces principes, et si vous ne cherchez pas à les faire aimer. Le but de mon ouvrage a été, de ne pas dire seulement aux femmes : remplissez vos devoirs, mais encore de leur préciser ce que sont leurs devoirs, et de leur en montrer la récompense qui naît de leur accomplissement même. Ces devoirs, à mes yeux, ne sont pas seulement les devoirs généraux commandés à toutes les créatures, d'honorer ses parens, d'assister son prochain, d'être véridique dans ses paroles, il est encore des devoirs spéciaux aux femmes comme il en est pour les hommes. Je n'ai pas reculé devant la tâche difficile de signaler ces devoirs, et d'entrer dans les détails les plus intimes et les plus délicats des positions diverses des femmes, comme jeunes filles, comme épouses, comme mères. De même, dans la seconde partie, qui traite de l'instruction, après en avoir signalé l'utilité, et en avoir marqué l'intime concordance avec la culture de l'âme, j'entre également dans des détails de méthodes pratiques, dont chacun puisse aisément trouver l'application. C'est en ceci que j'ose croire que mon livre sort des moralités ordinaires, et qu'il peut offrir en quelque sorte une utilité journalière, du moins c'est le plan que je me suis tracé ; peut-être ai-je échoué dans l'exécution, ou tout au moins suis-je restée bien en dessous de cette persuasion, de cette conviction qui sont dans mon âme, et que j'eusse voulu répandre dans mon écrit. Qu'un autre réussisse mieux que je n'ai su le faire, qu'importé qui pose les matériaux, et qui couronne l'édifice, pourvu que le but soit atteint.

Bibliographie :
   - Wauters, (Alphonse), Gamond (Zoé-Charlotte de), dans Biographie nationale, t. VII, col. 474-481.




150 euros (code de commande : 26169).


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jeudi 16 novembre 2017

1755. Carte des camps de Deynse et d'Hauterive. Le 22. de May et 16. Juin 1690.


BEAURAIN (chevalier de).

Carte des camps de Deynse et d'Hauterive. Le 22. de May et 16. Juin 1690. Corrigée et augmentée par le Chevalier de Beaurain Géographe ordinaire du Roy.

Extraite de l'Histoire militaire de Flandre, Depuis l'année 1690. jusqu'en 1694. inclusivement.

Paris, Beaurain - Poirion - Jombert, 1755.

Dimensions :
   - Illustration : 292 x 446 mm.
   - Cuvette : 305 x 458 mm.
   - Feuille : 393 x 526 mm.



Extrait de l'ouvrage du chevalier de Beaurain (p. 18) :
   La marche de Deinse à Hauterive se fit sur deux colonnes, dont l'une fut pour les troupes, & l'autre pour les bagages.
   Celle des troupes, qui couvroit les bagages, passa la Lys sur un pont au-dessous de Deinse, & alla au château de Maelstapel, le laissant à droite, & de là à Cruys Houtem, Worteghem, & Anseghem, & laissant Tyghem à droite, & Avelghem à gauche, elle se rendit à Haute rive où fut le camp.
   Les équipages passerent sur le pont de Deinse, allerent à Peteghem, & ensuite à Machelen ; de là ils prirent le chemin de Wareghem, qu'ils laisserent à droite, & passerent à Ingoyeghem, & à Hestrud, d'où ils se rendirent au camp. On envoya quelques détachemens de cavalerie & de dragons sur la gauche de la marche, pour veiller sur Oudenarde.
   Les troupes camperent sur deux lignes, la droite près d'Avelghem, la gauche vers Bossu, l'Escaut derriere le camp, & Hauterive pour quartier général.
   Le 19 M. de Luxembourg partit d'Hauterive pour aller à Leuse, la marche se fit sur deux colonnes.



40 euros (code de commande : 26149).


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mercredi 15 novembre 2017

1825. Règlement concernant la formation des États de la Province de Hainaut.


Règlement concernant la formation des États de la Province de Hainaut.

[1825].

In-4° broché, 29, [1 bl.] p., rare.

Extrait de l'étude de Charles Delecourt :
   « Aux termes de la loi fondamentale, les réglements organiques de l'Administration provinciale et communale devaient être arrêtés par le Roi, sur l'avis de commissions spéciales nommées par lui. Un arrêté Royal du 14 octobre 1815 institua d'abord, pour le Hainaut, une commission de onze membres chargée de donner son avis sur le réglement d'organisation des États de la province. Cette commission se réunit le 30 et le 31 octobre, sous la présidence du Gouverneur ; elle adressa son rapport au Ministre de l'Intérieur le 2 novembre, et, le 13 février suivant, le Roi arrêta le règlement concernant la formation des États de la province de Hainaut.
   Ce réglement statua que l'assemblée générale des États de la province serait composée de quatre-vingt-dix membres, dont trente nommés par les nobles, trente par les villes et trente par les campagnes, pour un terme de trois années, et de manière à ce que l'assemblée se renouvelât par tiers chaque année. Les nobles de la province, réunis en corporation politique, sous la dénomination de Corps Équestre, devaient nommer directement leurs Députés aux États. Dans l'ordre des villes, la nomination était attribuée aux régences municipales ; les villes de Mons et de Tournay devaient élire chacune cinq Députés ; Ath, deux ; Charleroy, Leuze, Lessinnes, Péruwelz, Antoing, Braine-le-Comte, Chièvres, Enghien, le Rœulx, St.-Ghislain, Soignies, Binche, Chàtelet, Fontaine-l'Évéque, Gosselies, Thuin, Beaumont et Chimay, chacune, un Député. De la part des campagnes, la nomination des membres des États devait avoir lieu par district, d'après une division et dans une proportion à régler ultérieurement. Les habitants de chaque district payant annuellement quinze florins au moins de contributions directes, et réunissant les autres conditions requises pour avoir le droit de voter, procédaient à la désignation d'un nombre d'électeurs sextuple de celui des députés à nommer par le district. Pour être électeur, il fallait avoir le droit de voter et payer annuellement cent florins au moins de contributions directes dans la province. Ces électeurs, réunis en Collége électoral, nommaient les Députés du district à l'assemblée des États. Chaque ordre désignait en outre des suppléantspour remplacer ceux des Députés qui refuseraient ou ne pourraient accepter leur mandat. La réunion ordinaire de l'assemblée des États était fixée au premier lundi du mois de juillet ; elle devait être convoquée par le Gouverneur et ne pouvait durer que quinze jours. Les membres des États votaient individuellement, à la pluralité des voix. La Députation était composée de neuf membres, nommés par chacun des ordres, en nombre égal, et soumis à un renouvellement par tiers, chaque année. Un Greffier des États devait être nommé par le Roi sur la présentation de l'assemblée. Enfin, le titre de Nobles et Honorables Seigneurs était attribué aux membres des États et de la Députation. [...]
   Le premier réglement organique, approuvé le 13 février 1816, ne resta pas longtemps en vigueur. Le 26 février 1818, le Roi en décreta un nouveau de son autorité privée. Les bases de celui de 1816 furent conservées. »
   D'autres modifications suivirent pour en arriver à la version du Règlement de 1825 présentée ici.


Bibliographie :
   - Delecourt (Charles), Introduction à l'histoire administrative du Hainaut, depuis la première invasion française (7 novembre 1792) ; suivie de pièces justificatives et d'une notice bibliographique, pp. 40-46 et 163.



70 euros (code de commande : 26168).


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mardi 14 novembre 2017

1861. SCHELER (Auguste) . Glossaire érotique de la langue française.


SCHELER (Auguste, sous le pseudonyme de Louis de Landes).

Glossaire érotique de la langue française depuis son origine jusqu'à nos jours contenant l'explication de tous les mots consacrés à l'amour par Louis de Landes.

Bruxelles, [Rozez], 1861.
[Bruxelles / En vente chez tous les libraires / 1861] 

In-12 demi-toile brune, couverture conservée, XII, 396 p., ex-libris Alfred Girard, bon exemplaire peu courant.

   Bien que Jules Gay et la Bibliothèque royale attribuent la paternité de ce livre à Auguste Scheler, de le Court considère que son auteur est Paul Lacroix. Pascal Pia précise : « L'éditeur était le libraire français J. Rozez, établi à Bruxelles depuis plus de dix ans. Selon la Bibliographie Gay, certainement bien renseignée en l'occurrence, Louis de Landes était un pseudonyme dissimulant Auguste Scheler, « le savant bibliothécaire du roi des Belges » La saisie, en France, de quelques exemplaires de ce Glossaire érotique a entraîné leur condamnation à la destruction par jugement du tribunal correctionnel de la Seine en date du 12 mai 1865. »

Avant-propos :

    Il faut avoir un certain courage pour faire un livre comme celui-ci ; car, tout d'abord, la plupart des personnes qui l'ouvriront s'empresseront de le rejeter comme un tissu d'obscénités, qu'un homme qui se respecte n'aurait jamais dû mettre au jour. Pour beaucoup de gens, sans doute, la première impression sera telle ; mais, pour ceux qui voudront un peu réfléchir, ils reconnaîtront bientôt qu'il y a un but utile dans cette publication, qui n'est faite ni pour les jeunes filles, ni pour les écoliers.
   Pendant plusieurs siècles on n'attacha aucune idée malhonnête à une multitude de mots et d'expressions qui sont actuellement bannis de la bonne compagnie, et les hommes les plus graves les employaient sans que personne y trouvât à redire. Peu à peu on a trouvé que certains mots devaient être bannis de la langue, et on les a remplacés par d'autres, ou bien par des périphrases qui expriment, il est vrai, la même idée, mais en bannissant le scandale. C'est sans doute une singulière manière de voir que de regarder un mot comme obscène, et non pas ce qu'il veut dire ; car il semblerait raisonnable de ne blâmer dans un écrit que les pensées qui y sont reproduites, et de ne taxer qu'elles seules d'immoralité, sans s'attacher aux mots, qui ne sont que le moyen de rendre les idées palpables. Mais, enfin, la coutume est ainsi établie, et il faut s'y soumettre, sous peine d'être honni. Un auteur qui ne se conformerait pas à cet usage ne serait pas lu, et, de plus, il irait faire un tour en police correctionnelle. Aussi n'avons-nous point le projet de vouloir réformer le monde et de changer sa manière de voir sur un sujet qui a été traité par Bayle beaucoup mieux que nous ne le pourrions faire.
   La manière actuelle d'écrire ne doit cependant pas faire proscrire la littérature du XIIe au XVIIe siècle, et empêcher de lire des écrivains distingués, qui n'ont commis d'autres fautes que d'employer dans leurs écrits des mots dont on se servait dans toutes les classes de la société. Tous les dictionnaires ayant soin de bannir de leurs colonnes les mots réprouvés, il arrive que bon nombre d'expressions employées autrefois deviennent inintelligibles pour les lecteurs, qui ne les entendent pas dans la conversation. Cet inconvénient se fait surtout sentir pour les étrangers, car les nationaux ont parfois occasion de les entendre employés par le peuple. Il semble donc que la publication d'un glossaire érotique doit être accueillie favorablement par tous ceux qui veulent lire notre ancienne littérature, et qui sont désireux de bien comprendre les écrivains qui n'ont eu d'autre tort que d'appeler un chat un chat, et qui, sous des obscénités apparentes, ont souvent caché des leçons de morale et de philosophie, que les persécutions religieuses les empêchaient de publier ouvertement.
   C'est donc à la partie sérieuse des gens lettrés que nous nous adressons, notre unique but étant de rendre plus familière la lecture d'écrivains d'un grand mérite. Certains d'entre eux, il est vrai, ont été publiés avec un glossaire spécial ; mais, en général, il est fort incomplet, surtout en ce qui regarde les termes érotiques. Et puis ces explications manquent presque toujours dans les anciennes éditions, qui sont actuellement fort recherchées.
   Dans cet ouvrage, tous les mots sont imprimés en entier, aucune lettre n'étant remplacée par des points ; car cette coutume semble s'éloigner tout à fait du but qu'elle se propose. Que veut-on, en effet ? Que l'attention ne se fixe pas sur des mots qu'on regarde comme déshonnêtes. Et, de bonne foi, est-il un meilleur moyen de l'y fixer que de ne pas imprimer le mot tout entier, puisqu'alors on est forcé de faire des efforts d'imagination pour retrouver ce qui a été omis, tandis que s'il en était autrement on n'y ferait que fort peu d'attention, l'examen ne se portant que sur la pensée exprimée dans la phrase qu'on lit. On croirait vraiment que ce moyen a été inventé par quelque libertin.
   Quant à l'orthographe, nous avons suivi en général celle qui est adoptée actuellement, celle des temps anciens étant si variable, même dans le même auteur, que nous n'aurions su laquelle choisir. Seulement, nous avons indiqué toutes les manières diverses d'orthographier le même mot, en renvoyant pour les explications et les citations à celui qui est écrit à la moderne.


Bibliographie :
   - Gay (Jules), Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes, au mariage, et des livres facétieux pantagruéliques, scatologiques, satyriques, etc., t. III, p. 426.
   - De le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonyme et pseudonymes, p. 446 (n° 491).
   - Pia (Pascal), Les livres de l'Enfer. Bibliographie critique des ouvrages érotiques dans leurs différentes éditions du XVIe siècle à nos jours, col. 585.


70 euros (code de commande : 26145 - vendu).


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1675. Juste Lipse : De Cruce Libri tres et Corneille de Corte : De Clavis Dominicis Liber.


LIPSE (Juste).

Justi Lipsi De Cruce Libri tres Ad sacram profanamque historiam utiles. Unà cum Notis. Editio ultima, seriò castigata. 

Wesel, Hoogenhuysen, 1675.
[Vesaliæ, / Typis Andreæ ab Hoogenhuysen, / Anno 1675.] 

In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs, [1 (titre frontispice)], [1 bl.], [1 (titre avec une vignette gravée)], [20], 240, [21 (index)], [3 bl.] p., 20 figures (2 vignettes, 9 planches à pleine page et 9 planches à déplier hors texte).

Relié avec :


DE CORTE (Corneille).


F. Corneli Curti augustiniani De Clavis Dominicis Liber. Curæ secundæ.

Wesel, Hoogenhuysen, [1675 ?].
[Vesaelæ, / Typis Andreæ ab Hoogenhuysen]

 [1 (titre gravé)], [1 bl.], [32], 158, [19 (index)], [3 bl.] p., 17 figures (1 vignette et 16 à pleine page).

Bel exemplaire, peu courant.
 

   Dans ce célèbre traité, publié pour la première fois en 1593, Juste Lipse décrit les diverses formes de la croix, énumère les délits punis par ce supplice et relate la manière dont il était exécuté. Pour cette édition de Wessel, André van Hoogenhuyzen a scrupuleusement suivi celle publiée à Amsterdam en 1670 par André Frisius.
   L'ouvrage dans lequel l'historien bruxellois Corneille de Corte (ca 1590-1638) traite de la question de savoir si Jésus a été attaché à la croix par trois ou quatre clous, complète celui de Juste Lipse. Il a été publié pour la première fois en 1622, à Ingolstadt, alors que son auteur était conseiller et historiographe de l'empereur Ferdinand II.


Bibliographie :
   
Bibliotheca Belgica, t. III, p. 924, L211.

Gravure en regard de la p. 144 de De Cruce.

Gravures des pp. 149 et 149 de De Clavis Dominicis.



Les deux tomes en un volume : 400 euros (code de commande : 26162).


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lundi 13 novembre 2017

1886. MARTINS (Charles) - Du Spitzberg au Sahara.


MARTINS (Charles).

Du Spitzberg au Sahara. Étapes d'un naturaliste au Spitzberg, en Laponie, en Écosse, en Suisse, en France, en Italie, en Orient, en Égypte et en Algérie. Par Charles Martins professeur à la Faculté de Montpellier, correspondant de l'Institut de France.

Paris, Baillière, [1886].
[Paris, / Librairie J.-B. Baillière et Fils / 19, rue Hautefeuille, près du boulevard Saint-Germain. / Tous droits réservés.]

In-8° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, tête dorée, couverture de Georges Devy chromolithographiée conservée, XVI, 619, [1 bl.], 4 (catalogue de l'éditeur) p., bien complet de ses XVI planches hors texte dont le frontispice, les cinq feuillets des pp. V à XII (dédicace et préface) manquent, elles ont été remplacées par des copies, bon exemplaire malgré les inévitables rousseurs.

   Il s'agit de la deuxième édition de ce peu courant classique du livre de montagne ; l'originale de 1866 n'était pas illustrée.

Table des matières :
   Dédicace - Préface de l'auteur.
   Introduction : La Géographie botanique et ses progrès les plus récents.
      § I. Premiers travaux de géographie botanique.
      § II. Statistique végétale. Des influences diverses qui déterminent la distribution des végétaux à la surface du globe.
      § III. De la naturalisation et de l'acclimatation des végétaux. De l'apparition des espèces sur le globe.
   - Le Spitzberg, tableau d'un archipel à l'époque glacière.
      - Découverte et exploration du Spitzberg.
      - Climat du Spitzberg.
      - Constitution physique et géologique du Spitzberg.
      - Flore du Spitzberg (Végétaux phanérogames du Spitzberg - Végétaux phanérogames des Grands-Mulets - Végétaux phanérogames du sommet du Faulhorn - Végétaux phanérogames des environs de la cabane de Vincent, sur le Mont-Rose).
      - Faune du Spitzberg (Mammifères - Oiseaux - Poissons et animaux invertébrés - Époque glaciaire).
   - Le Cap Nord de la Laponie.
   - Un hivernage scientifique en Laponie.
      - Lignes d'ancien niveau de la mer.
      - Installation des instruments.
      - Flux et reflux de la mer.
      - Astronomie, étoiles filantes.
      - Série météorologique.
      - Température.
      - Pression atmosphérique.
      - Aurores boréales.
      - Magnétisme terrestre.
      - Mesures céphalometriques.
      - Conclusions et espérances.
   - Voyage en Laponie, de la mer Glaciale au golfe de Bothnie.
      - Plantes des environs de Karesuando.
   - De la colonisation végétale des îles Britanniques, des Shetlands, des Feroe et de l'Islande.
   - La vingtième réunion de l'Association Britannique, à Édimbourg, en août 1850.
   - Les glaciers des Alpes et leur ancienne extension dans les plaines de la Suisse et de l'Italie.

      - Des glaciers actuels.
      - Roches polies et striées par les glaciers actuels.
      - Moraines et blocs erratiques des glaciers actuels.
      - Cailloux rayés par les glaciers actuels.
      - De l'ancienne extension des glaciers du Mont-Blanc, de Chamounix jusqu'à Genève.
      - Du climat de l'époque glaciaire.
   - Deux ascensions scientifiques au Mont-Blanc.
      - Ascension de de Saussure.
      - Ascension de Bravais, Martins et Lepiteur.
      - Résultats scientifiques.
   - Le campagnol des neiges.
   - Des causes du froid sur les hautes montagnes.

      - Des causes du froid physiologique chez l'homme.
      - Conditions subjectives générales qui modifient la sensation du froid.
      - Causes physiologiques de froid spéciales aux hautes montagnes.
   - La réunion de la Société helvétique des sciences naturelles, en août 1863 à Samaden, dans la haute Engadine, canton des Grisons.
      - La session de Samaden.
      - Travaux de la Société helvétique des sciences naturelles.
   - Le mont Ventoux, en Provence.
      - Description physique de la montagne.
      - Échelle des climats.
      - Conditions physiques favorables aux études de la topographie botanique.
      - Ascensions au mont Ventoux.
      - Forêts et cultures.
      - Zones végétâtes.
   - La Crau, ou le Sahara français.
   - Aperçu géologique sur la vallée du Vernet, et la distinction des fausses et vraies moraines dans les Pyrénées orientales.

      - Constitution géologique de la vallée du Vernet ; fausses moraines.
      - Terrains glaciaires de la vallée du Vernet.
      Moraines terminales de Mont-Louis.
      - Fausse moraine des Escaldas.
      - Roches moutonnées et moraines de la vallée de Carol.
   - La Tribune de Galilée à Florence.
   - Promenade botanique le long des côtes de l'Asie Mineure, de la Syrie et de l'Égypte.

      - Malte.
      - Syra.
      - Smyrne.
      - Le Bosphore de Constantinople.
      - Le platane de Buiukdéré.
      - Rhodes.
      - Pompéiopolis.
      - Alexandrette.
      - Latakieh.
      - Tripoli.
      - Beyrouth.
      - Jaffa.
      - Alexandrie.
      - Le Caire et les Pyramides.
      - Retour.
   - Le Jardin d'acclimatation de Hamma, près d'Alger.
      - Le Jardin d'acclimatation en 1852.
      - Le Jardin d'acclimatation en 1864.
   - La forêt de l'Edough près de Bone.
   - Tableau physique du Sahara oriental de la province d'Alger.

      - La région méditerranéenne.
      - La sous-région des hauts plateaux.
      - La région désertique.
      - Les formes du désert.
      - Les oasis.
      - Répartition des populations.
      - La vie au désert.
      - Conclusion.
   - Tables.


Bibliographie :

   - Perret (Jacques), Guide des livres sur la montagne et l'alpinisme, n° 2852.





60 euros (code de commande : 17731).


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samedi 11 novembre 2017

1920-1922. La Belgique et la guerre.



La Belgique et la guerre.Tome I : La vie matérielle de la Belgique durant la Guerre mondiale, par Georges Rency (Albert Stassart). Préface par Henry Carton de Wiart.
Tome II : L'invasion allemande, par Joseph Cuvelier. Préface par Henri Pirenne.
Tome III : Les opérations militaires, par le colonel Tasnier et le major R. Van Overstraeten.
Tome IV : Histoire diplomatique 1914-1918, par Alfred de Ridder. Préface du baron Beyens.


Bruxelles, Henri Bertels, 1920-1921-1923-1922.

Quatre volumes in-4° sous cartonnage d'éditeur (reliure de Meersmans d'après la maquette de Paul Souze), tome I : XI, 390 p., tome II : VIII, 407 p., tome III : 406 p., tome IV : VII, 390 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte et quelques-unes hors texte en noir et en couleurs, bon exemplaire.

Tables des matières :
   Tome I :
      Préface.
      Introduction.
      Première partie :
      Chapitre I : Avant l'orage. - L'attentat de Sarajevo. - Les journées de juillet 1914. Le procès Caillaux. - Le procès Wilmart. - Les premiers symptômes de la tourmente. - L'assassinat de Jaurès. - Ironie des choses : une réunion a Paris pour la réconciliation franco-allemande. - La fièvre et l'angoisse à leur paroxysme.
      Chapitre II : La mobilisation en Belgique. - Scènes aux abords des casernes. - Les réquisitions. - L'orage se rapproche. - Le vote du Conseil communal de Bruxelles. - Alternatives d'espoir et de désespoir. - Optimistes et pessimistes.
      Chapitre III : L'ultimatum et la déclaration de guerre. - Aspect de la vie publique pendant ces journées mémorables.
      Chapitre IV : La panique financière. - Assignats et billets de banque. - Les files devant la Banque Nationale. - Les pièces de cent sous. - Pénurie de monnaie.
      Chapitre V : La panique alimentaire. - Nos ménagères. - Les provisions. - Assaut des épiceries. - Premiers accaparements. - Nos marchés. - Psychologie de l'acheteur et du vendeur.
      Chapitre VI : La capitale. Physionomie spéciale de Bruxelles. - Les réfugiés. - Les ambulances. - Les premiers blessés. - La gare du Nord. - Le rôle utile de la garde civique et de la garde bourgeoise.
      Chapitre VII : Les derniers jours. - Les derniers trains.
      Chapitre VIII : Le 20 août 1914. - Les troupes allemandes à Bruxelles. - Le bourgmestre Max.
      Chapitre IX : La fièvre obsidionale. - Les paniques. - Les bruits fantaisistes.
      Chapitre X : La terreur. - La « Kommandantur ». - Premiers procès politiques. - Miss Cavell. - L'héroïsme civil. - La Fête nationale en 1915.
      Chapitre XI : La Belgique a des loisirs. - Cours pour chômeurs ; jeux en plein air. - États-majors de quartiers. - Bibliothèques publiques.
      Chapitre XII : Les déportations. - La traite des blancs.
      Chapitre XIII : Les réquisitions. - Les laines. - Le cuivre.
      Chapitre XIV : L'activisme. - Les traîtres.
      Chapitre XV : La presse pendant l'occupation.
      Chapitre XVI : L'élan de charité. - Les comités d'entraide à l'œuvre. - Le groupement des initiatives éparses. - Interpénétration des classes. - Rapprochement social.   Deuxième partie :
      Chapitre I : Un peu d'histoire économique. - Nos importations en temps de paix. - Provenance des denrées importées. - Anvers et son rôle en temps normal. - Situation de nos grands centres dès les premiers jours de la guerre.
      Chapitre II : Première tentative de ravitaillement officiel.
      Chapitre III : Création du Comité National.
      Chapitre IV : Les ministres protecteurs.
      Chapitre V : Les caractères du Comité National.
      Chapitre VI : Organisation du Comité National.
      Chapitre VII : L'organisation financière du Comité National.
      Chapitre VIII : Organisation provinciale du Comité National.
      Chapitre IX : La Commission for Relief in Belgium.
      Chapitre X : Les accords internationaux.
      Chapitre XI : Les relations du Comité National avec les autorités allemandes.
      Chapitre XII : Les « Secours ». - Principes et méthodes.
      Chapitre XIII : Le fonctionnement du département « Secours ». - Ses finances.
      Chapitre XIV : Le droit au secours.
      Chapitre XV : Le secours alimentaire.
      Chapitre XVI : Le vêtement. - Le chauffage.
      Chapitre XVII : Les œuvres de l'enfance.
      Chapitre XVIII : Le service de renseignements et de contrôle. - Les œuvres de secours aux soldats.
      Chapitre XIX : Les Restaurants économiques. - Cantines bourgeoises. - La coopérative « Les Magasins Communaux ».
      Chapitre XX : Œuvres de solidarité sociale.
      Chapitre XXI : La section agricole du Comité National.
      Chapitre XXII : L'alimentation et le Comité Hispano-Néerlandais. - Composition du Comité National de Secours et d'Alimentation de Belgique.
      Chapitre XXIII : Les réfugiés belges chez les alliés et chez les neutres.
   Troisième partie :
      Chapitre I : Les derniers jours de guerre. - L'offensive. - Les événements d'Allemagne. - Fuite des civils allemands. Le coup de théâtre du 10 novembre 1918. - L'évacuation. - La délivrance. - Journée triomphale du 22 novembre 1918.
      Chapitre II : Le gouvernement de l'Union nationale. - La vie chère. - Les syndicats La question des salaires. - Les fonctionnaires. - Le Comité National passe ses pouvoirs et ses fonctions au Ministre de l'industrie et du travail. - Prix des marchandises après quinze mois de paix. - Le change. - La reprise et la reconstruction.
      Chapitre III : La Conférence de la Paix. - Ce qu'obtient la Belgique.
      Chapitre IV : Études et travaux de restauration économique de la Belgique.
      Chapitre V : La Belgique ruinée par les Allemands.
      Chapitre VI : Les leçons de la guerre.  
   Tome II :       Préface.
      Chapitre I : État des esprits en Belgique avant la guerre.
      Chapitre II : État des esprits en Allemagne avant la guerre.
      Chapitre III : Les francs-tireurs.
      Chapitre IV : Le gouvernement belge.
      Chapitre V : L'invasion de la province de Liége.
      Chapitre VI : L'invasion dans le Luxembourg.
      Chapitre VII : L'invasion dans le Limbourg.
      Chapitre VIII : L'invasion dans la province de Namur.
      Chapitre IX : L'invasion dans le Brabant.
      Chapitre X : L'invasion dans le Hainaut.
      Chapitre XI : L'invasion dans la province d'Anvers.
      Chapitre XII : L'invasion dans la Flandre orientale.
      Chapitre XIII : L'invasion dans la Flandre occidentale.
      Chapitre XIV : Conclusion.
   Tome III :
      Avant-propos.
      Introduction : La Belgique dans l'Europe en armes.
      Titre premier : L'armée belge isolée en face de la masse décisive des armées allemandes.
         Chapitre I : Les armées en présence, leurs forces, leurs plans.
         Chapitre II : Liége.
         Chapitre III : L'armée sur la Gette.
         Chapitre IV : Namur.
      Titre deuxième : Les opérations sous Anvers.
         Chapitre I : Anvers pivot d'opérations.
         Chapitre II : La défense d'Anvers.
      Titre troisième : La jonction de l'armée belge avec les armées des puissances garantes.
         Chapitre I : La veillée de l'Yser.
         Chapitre II : La bataille de l'Yser.
      Titre quatrième : La guerre d'attente sur le front retranché.
         Chapitre I : La guerre mondiale pendant les années 1915-16-17.
         Chapitre II : L'activité de l'armée belge.
         Chapitre III : Le front de l'Yser.
         Chapitre IV : La vie au front.
         Chapitre V : L'organisation des arrières.
      Titre cinquième : La campagne d'Afrique.
      Titre sixième : L'année de la victoire.
         Chapitre I : La campagne défensive de 1918.
         Chapitre II : L'offensive de la délivrance.
   Tome IV :
      Préface.
      Introduction : La Belgique, la Prusse, la France et l'Angleterre de 1830 à 1914.
      Chapitre I : Les causes de la guerre.
      Chapitre II : Le jeu des alliances et les neutralités.
      Chapitre III : La violation de la neutralité belge.
      Chapitre IV : L'extension de la guerre et le second ultimatum allemand. La guerre au Congo. L'offensive calomniatrice.
      Chapitre V : Le pacte de Londres et la déclaration de Sainte-Adresse.
      Chapitre VI : L'entrée en guerre de l'Italie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Grèce et du Portugal.
      Chapitre VII : Les propositions de paix de 1916.
      Chapitre VIII : L'intervention des États-Unis de l'Amérique du Nord.
      Chapitre IX : Paix séparées : tentatives et réalisations. L'intervention pontificale.
      Chapitre X : L'armistice et la paix.


Les quatre volumes : 80 euros (code de commande : 25875).


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vendredi 10 novembre 2017

1971. G. Braque de Draeger.


PONGE (Francis), DESCARGUES (Pierre) et MALRAUX (André).

G. Braque de Draeger.

Paris, Draeger, 1971.

In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 264 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.

Sur la jaquette :
    Après Dali de Draeger (1968) et Leur Monde (1969) Draeger publie pour le 90e anniversaire de l'artiste Braque de Draeger.
   L'œuvre de Braque, on croit la connaître. Mais le cubisme ne l'explique pas tout entière. Ce livre s'emploie à en éclairer, d'étape en étape, le continuel renouvellement, de la rigueur de la jeunesse à la liberté du grand âge. Ainsi la carrière du peintre apparaît-elle comme une des grandes aventures de la pensée de ce temps.
   L'illustration comporte 133 reproductions dont une soixantaine révèle des tableaux inédits.
   Les textes sont de Francis Ponge, Pierre Descargues et André Malraux, témoins de la vie et de l'œuvre de Georges Braque.


40 euros (code de commande : 25072).


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jeudi 9 novembre 2017

1835. HUGO (Victor) - Angelo, tyran de Padoue.


HUGO (Victor).

Angelo, tyran de Padoue, drame, par Victor Hugo. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, le 15 avril 1835. 
Bruxelles, Jouhaud, 1835. [Bruxelles, / Au Magasin Théatral, / Aug. Jouhaud, Éditeur-Imprimeur, /  Passage de la Comédie, N° 9 ; / Et Rue de Pachéco, Son. 6, N° 33. / 1835.]

In-12 (83 x 124 mm.) broché, 106 p.

Édition publiée la même année que l’originale.

  L’éditeur bruxellois Auguste Jouhaud édita cette pièce dans sa collection Le Répertoire populaire de la scène française qui, de 1831 à 1837, proposa des volumes à 10, 30 ou 50 centimes.

Bibliographie :
   - Godfroid (François), Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, p. 50.


45 euros (code de commande : 10880).


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mardi 7 novembre 2017

1982. Mons et sa région en gravures.


PIÉRARD (Christiane).

Mons et sa région en gravures.

Liège, Desoer-Gamma, 1982.

In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 131 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Villes de Wallonie en Gravures »), exemplaire en très bel état. 

Avant-propos :
   Le recueil Mons et ses environs en gravures est consacré à la ville et aux localités voisines qui ont été fusionnées en 1971 et en 1976 pour constituer l'actuelle entité de Mons, peuplée aujourd'hui de près de 100.000 habitants.
   Dans la mesure des possibilités, la publication de documents trop connus et déjà publiés a été évitée ; toutefois, certaines illustrations ont déjà été rendues publiques par l'association Les Amis de la Bibliothèque de Mons qui, chaque année, depuis plus de vingt ans, édite des cartes de vœux à partir des collections originales de la Bibliothèque de l'Université de Mons.
   La richesse du Fonds d'iconographie locale de cette bibliothèque est avérée qu'il s'agisse de dessins, d'aquarelles, de lithographies, d'estampes, de gravures sur bois ou sur cuivre, de cartes postales ; cette abondance a permis de varier le choix en évitant quasiment l'écueil des doublets.
   Sans doute est-il opportun de rappeler ici que ces collections sont antérieures à l'existence de l'Université puisque la Bibliothèque a été créée en 1797 ; elle était alors constituée en majeure partie d'ouvrages (manuscrits, incunables, éditions des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles) provenant des institutions tant religieuses que civiles sécularisées ou supprimées pendant le régime français (après les batailles de Jemappes en 1792 et de Fleurus en 1794).
   Cette bibliothèque, gérée par la ville de Mons en tant que Bibliothèque Publique, de 1804 à 1966, a été cédée à l'Université de l'État de Mons (créée en 1965) en novembre 1966. C'est donc en puisant presque exclusivement dans ces collections complétées au cours des XIXe et XXe siècles par de nombreuses acquisitions, que l'iconographie de ce volume a été choisie en y ajoutant quelques documents particulièrement rares déposés à la Bibliothèque avant 1966, par l'ASBL « Les Amis de la Bibliothèque » (fondée en 1930) et par le Cercle Archéologique de Mons (fondé en 1856). Il n'a donc pas été nécessaire de recourir à des collections privées.
   La variété et l'abondance des collections publiques sont telles, qu'un second volume de même importance pourrait être publié avec d'autres vues, tout aussi originales et aussi peu connues.
   Cette diversité iconographique va de pair avec la variété des techniques ; aussi, le titre de ce volume Mons en gravures paraît-il trop restrictif car peu de vraies gravures figurent dans ce recueil ; il s'agit plus fréquemment de dessins, de lavis, d'aquarelles, de gouaches, de lithographies que de gravures qu'elles soient sur bois ou sur cuivre. Le titre général de la collection est cependant tel qu'il a fallu accepter d'y faire figurer le volume consacré à Mons dont l'intitulé exact aurait dû être Mons en images donnant son sens premier et fort au vocable images.
   L'accent est mis, dans le choix des documents, sur la lithographie d'une part, sur le dessin, d'autre part. Pourquoi la lithographie ? Parce que des essais (les premiers dans le royaume des Pays-Bas) ont été faits à Mons à la suite de l'invention de cette technique de reproduction du dessin par Senefelder (voir à ce sujet l'étude de Maurice-A. Arnould, Les débuts de la lithographie à Mons, 1816-1830, dans La vie Wallonne, tome 44, p. 417-458, Liège, 1970). C'est ainsi que des œuvres de Philibert Bron, François Gossart, Gaspard L'Heureux, Étienne Wauquière, Nicolas Liez, Jean-Baptiste Madou illustrent avec tant de bonheur, de précision et de diversité, la ville de Mons au cours de la première moitié du XIXe siècle ; plusieurs de ces lithographes après leur apprentissage et leurs débuts artistiques montois, essaimèrent ou retournèrent à leur lieu d'origine, diffusant le procédé en Belgique et à l'étranger. La collection formée vers 1816-1820 par le pharmacien Gossart (qui tenta les premiers essais sur de la pierre de Basècles) et constituée donc d'incunables lithographiques, est entrée en 1954, dans le fonds iconographique de la Bibliothèque Publique de Mons, grâce aux Amis de la Bibliothèque qui en ont fait l'acquisition. Des œuvres des lithographes montois (réunies en album ou distribuées en planches séparées) illustrent la production dans cette ville jusqu'à la fin du XIXe siècle (la dernière imprimerie lithographique de Mons qui avait perpétué la tradition avec de nouveaux matériaux, ferma ses portes en 1970). Mais les lithographies sont exécutées à partir de dessins et là, est la seconde richesse originale des collections de la bibliothèque de l'Université. Il se trouva au cours du XIXe siècle, nombre d'artistes ou d'amateurs sachant manier le crayon, la plume ou le pinceau qui fixèrent sur le papier, à leur usage et pour leur satisfaction personnelle, les aspects pittoresques de la vie montoise, les monuments en péril au moment de leur démolition, les ensembles présentant un caractère esthétique ou économique, les sites en voie d'urbanisation ou de transformation. Certains de ces dessins servirent de départ aux lithographes qui les diffusèrent, reproduits sur pierre, mais la plupart d'entre eux restèrent dans les cartons de leurs auteurs jusqu'à ce qu'un don ou un achat les fit passer dans une collection publique en l'occurrence celle de la Bibliothèque (la dernière acquisition de dessins date de 1970 lorsque Les Amis de la Bibliothèque achetèrent une suite de croquis d'audience que nous pensons pouvoir attribuer à Etienne Wauquière.
   Ces amoureux de leur ville, que ce soit Philibert Bron ou Victor L'Heureux ou Léon Dolez ou Pierre Moutrieux ou d'autres, prenaient des croquis de tout ce qu'ils trouvaient digne d'être conservé comme, à présent, les Montois photographient leur ville, fixent des instants privilégiés, constituent une nouvelle iconographie montoise en photographies et en diapositives, car Mons est une cité « photogénique » qui a, de tous temps (depuis le XVIe siècle), inspiré les voyageurs, observateurs et dessinateurs ; sa silhouette de colline en pentes douces, se détache en bordure de la plaine des vallées de la Trouille et de la Haine ; la ville a conservé un charme certain, même s'il paraît désuet à d'aucuns ; ce charme lui vient de ses rues tortueuses, cronques, étroites, en plan incliné et bordées d'architecture aux volumes équilibrés et à la mesure de la butte ; architecture tant civile que religieuse et que militaire même qui déroule ses « échantillons » des XVe au XXe siècle, si variés au plan chronologique et au plan typologique mais si proches et si intégrés grâce aux constantes de la mesure ; aux proportions, à l'échelle humaine ; à la dominante verticale ; à l'usage des mêmes matériaux régionaux. Les artistes locaux en ont représenté les traits essentiels et les détails avec sensibilité, avec amour même (n'est pas Montois Cayaux qui veut) ; ils laissent pour chaque époque des témoignages dont les générations actuelles profitent.
   C'est aussi une ville qui porte à travers les siècles le poids de ses charges : capitale du comté de Hainaut puis chef-lieu de la province ; siège des États et des tribunaux au plus haut niveau ; ville d'enseignement et place-forte proche de la frontière ; ville de marche tant au plan politique que militaire, son histoire est lourde de destructions, de sièges, d'occupations, d'impositions fiscales, de réquisitions mais aussi de responsabilités, de fastes, de constructions, d'édifications tant utilitaires que prestigieuses (collégiale, hôtel de ville, château comtal, beffroi, églises, refuges d'abbayes, hôtels de maîtres) dominant les centaines de maisons modestes voire pauvres. L'habitat très dense montant à l'assaut de la colline, les toits pentus (à voir du beffroi), les îlots de verdure, les espaces bien enclos, ont inspiré plus d'un artiste et plus d'un littérateur; mais sa fonction première fut longtemps celle d'une ville fortifiée, siège d'une garnison et elle eut à souffrir des guerres ; le premier bombardement qui réduisit plusieurs de ses rues à l'état de ruines fut celui de l'artillerie de Louis XIV (1691), les derniers furent ceux de l'aviation tant allemande (1940) qu'alliée (1944); cette destination de ville militaire au centre de voies de communications explique le grand nombre de cartes et de plans (des XVIIe et XVIIIe siècles) qui représentent Mons sans détailler l'intérieur de la ville, seules les fortifications présentant quelque intérêt et étant représentées avec complaisance et force détails, laissant en blanc ou presque, la zone à forte densité d'habitat intra muros ; d'autre part, ces destructions ayant changé le visage de la ville tant en 1914 (bataille de Mons) qu'en 1940 et 1944 (destruction de plusieurs bâtiments anciens notamment du XVIe siècle), les illustrations et particulièrement les cartes postales de la fin du XIXe siècle et des premières années de ce siècle, de même que celles antérieures à 1939-1940, sont devenues des témoins privilégiés de l'aspect des rues, des places et des quartiers qui ont souffert des guerres, de même qu'elles apportent de multiples informations sur la vie économique et quotidienne; ce sont maintenant des sources de première main.
   Il peut sembler étonnant que plusieurs vues, parmi les plus anciennes, portent des annotations en allemand, en flamand, en anglais ou en latin mais cela n'a rien de surprenant si on sait que nombre des dessinateurs qui ont représenté la ville aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles étaient des étrangers destinant leurs œuvres non ad usum civis montensis mais à leurs compatriotes car ces gravures devaient illustrer des atlas ou des récits de voyages telle la Description de tous les Pays-Bas de Louis Guichardin, par exemple.
   À la fin du XIIe siècle, Gislebert dans sa Chronique écrivait, avec quelque peu de présomption Mons caput erat et est semperque erit totius Hanonie, au XXe siècle le Montois se contente de chérir son biau p'tit trau d'ville dominé par son catiau ; dans l'une et l'autre appréciation, il y a l'expression d'un grand attachement à la colline, un certain orgueil à être Montois ce qui n'empêche pas un sens de l'accueil et une grande chaleur amicale appréciés par les voyageurs et les visiteurs à travers toute l'histoire de la cité. Pourquoi ? parce que Mons a vécu longtemps renfermée dans le carcan de ses remparts et donc repliée sur elle-même, un peu isolée mais n'attendant que l'occasion de lier le contact avec l'extérieur et aussi parce qu'elle a su conserver de multiples témoins de son passé laborieux et culturel et qu'elle les partage avec tous ceux qui l'aiment, à l'instar de plusieurs autres villes du Hainaut (terre qui compta jusqu'à vingt-deux « bonnes villes », au XVIe siècle) telles, entre autres, Ath, Beaumont, Binche, Chimay, Lessines, ou des centres urbains qui vinrent tardivement au Hainaut, ainsi Thuin ou Tournai.


35 euros (code de commande : 26027).


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