mardi 17 octobre 2017

1598. Loix, Chartes et Coustumes du Pays et Conte de Haynault.


Loix, Chartes et Coustumes du Pays et Conte de Haynault, qui se doivent observer & garder en la souveraine Court à Mons, & jurisdictions dudict Pays resortissantes à ladicte Court.

Mons, Michel, 1598.
[A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.]

In-8° plein parchemin, [1 (titre)], [1 bl.], [3 (approbation)], [1 bl.], [6 (table)], pp. 1-31, 23-42, 52-53, 45-46, 56-57, 49-50, 60-61, 53-54, 64-154, [1 (vignette)], [1 bl.] p.

Relié avec :
Decretz de la souveraine Court a Mons, servantz a l'interpretation de la charte et coustume du Pays de Haynault, oultre ceulx comprins en la premiere impression d'icelle charte.


Mons, Michel, 1598.
[A Mons, / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.]

[1 (titre)], [1 bl.], [28], [2 bl.] p.

Relié avec :
Pointz et articles conceuz, tant par renforcement de la Court a Mons, que par les trois Membres des Estatz de ce Pays de Haynnau au mois de mars 1601, aggreez & confirmez par les Archiducqz noz Souverains Seigneurs & Princes.


Mons, Michel, 1601.
[A Mons. / De l'imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur juré. 1601.]

[1 (titre)], [1 bl.], [21], [1 bl.] p.

Relié avec :
Lois, Chartes et Coustumes du Chef-Lieu de la ville de Mons, et des villes resortissantes audict chef-lieu.


Mons, Michel, 1598.
[A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.]

77, [3 (table)] p.
Relié avec :
Ordonnances et Provisions decretees par le Souverain Cheflieu dudit Mons, a l'esclarcissement d'aucuns articles & pointz dependans desdites chartes Eschevinales.


Mons, Michel, 1598.
[A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.]

[1 (titre)], [1 bl.], [22] p.
Mention manuscrite à la page de titre et annotations anciennes.


Bel ensemble en très bonne condition


À propos de l'éditeur :
   
Charles Michel, natif de Mons, avait, dès 1579, ouvert une librairie à Mons et y avait annexé un atelier de reliure. Après le départ de Rutger Velpius, il estima que les besoins intellectuels et scientifiques d'une capitale réclameraient le rétablissement d'une imprimerie.
   Il adressa donc une requête au gouvernement et la fit appuyer par Louis de Berlaimont, archevêque de Cambrai, alors résidant à Mons ; ce prélat, dans une lettre du 10 février 1586, rapportait une attestation des échevins sur Michel, portant « qu'il est homme industrieux, de bonne et honneste vie, bien famé et hors de tout soupçon d'hérésie et leur semble que l'art d'imprimer pourrait estre de quelque ornement et utilité à ladite ville. »
   Des lettres patentes d'imprimeur lui furent accordées le 20 février suivant, en même temps que l'octroi de réimprimer les Éléments ou Institutions de la langue françoise par Jean Bosquet.
   Mais ne possédant pas le capital suffisant pour s'établir, il sollicita du magistrat une avance aux fins d'acheter des caractères ; par résolution du Conseil de ville du 12 mars 1586, un prêt de trois cents livres tournois, remboursable par tiers en trois ans, lui fut consenti, après qu'il « aura mis son imprimerie en praticque et qu'on aura veu de ses œuvres ou escantillon. »
   Charles Michel s'établit d'abord rue des Clercs, à l'enseigne du Nom de Jésus et il y resta jusqu'en 1610. Le 15 décembre 1610, il prit en arrentement, de Guillaume Lambert, brodeur, moyennant 457 livres 10 sols tournois de rente, une maison sise à front de la Grand place et donnant en partie rue du Miroir ; cette maison portait l'enseigne du Griffon d'argent, mais Michel y transporta son enseigne précédente.
   Comme marque typographique, Michel adopta, par allusion à son nom, une représentation de l'archange saint Michel, terrassant le dragon placée dans un cartouche orné de fleurs et de fruits.
   Ses productions furent nombreuses ; le grand bailli de Hainaut et le magistrat de Mons lui confièrent l'impression des ordonnances et des placards ; l'archevêque de Cambrai, Louis de Berlaimont, expulsé de sa ville épiscopale, résida à Mons de 1580 à 1595 et l'employa également à la publication des actes et des décrets de l'administration diocésaine.
   Un octroi royal du 12 décembre 1587 lui avait donné pouvoir d'imprimer tous édits, placards et ordonnances émanant de l'autorité dans la ville de Mons. H. Rousselle [dans la Bibliographie montoise] a catalogué 110 impressions de Michel, parmi lesquelles les œuvres d'écrivains montois tels que Jean Bosquet, Philippe Bosquier, François Buisseret, Jean d'Assignies, etc. Léopold Devillers [dans le Supplément à la Bibliographie montoise] en a retrouvé 11 de plus. La liste pourrait s'augmenter, car les ouvrages de cet imprimeur sont rares. [...]
   Lors de la publication de son édition des Chartes du Haynault, en 1598, Michel en présenta un exemplaire à chacun des échevins, pensionnaires, massards et greffiers, ce qui lui valut une allocation de la ville, de 55 livres. [...]
   Charles Michel renonça à l'exercice de sa profession, en 1627 ; les profits de son négoce lui avaient permis d'acquérir, indépendamment de sa maison de la Grand'place et de l'habitation y joignant, un jardin rue du Mont-Escouvet et les brasseries du Verd Bocquet, rue des Orphelins ; il tirait de ces immeubles d'assez beaux revenus qui suffisaient à ses besoins. Charles Michel mourut à Mons, âgé de 78 ans environ ; il vivait encore en 1635, mais était décédé en 1638 ; il s'était marié vers 1585 à Françoise de le Tenre ; il en eut trois enfants : Françoise, née vers 1586 ; Antoine, né vers 1589, et François, né vers 1595. Devenu veuf, il se remaria le 23 novembre 1608, à Jeanne Cryet, veuve de Nicolas Bosquier et en eut quatre enfants : Marie, née le 3 mai 1611 ; Jean, le 9 janvier 1613 ; Philippotte, le 8 janvier 1614, et Antoinette, le 17 juillet 1618.
   Lors de son décès, il ne restait de ce second mariage que deux filles : Marie, veuve de Robert de Harvengt fils, et Philipotte, qui s'était mariée, par contrat du 23 octobre 1634, à Robert Bureau, lequel était au service du comte de Bucquoy, grand bailli de Hainaut.
   Marie et son beau-frère procédèrent à la liquidation de leur héritage immobilier ; les brasseries du Verd Bocquet et le jardin furent, le 8 novembre 1638, repris par Marie Michel ; les maisons de la Grand'place furent vendues ; celle au nom de Jésus fut acquise par Jean Ghodefroid, apothicaire ; à ce moment, Robert Bureau résidait à Mariemont.


Bibliographie :
   - Rousselle, Bibliographie montoise, n° 66, 67, 73, 69 et 68.
   - Federinov, Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 42-43.
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, pp. 11-17.


         






800 euros (code de commande : 26067).


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mardi 10 octobre 2017

1603. ORTELIUS (Abraham). Galliae veteris typus.


[ORTELIUS (Abraham)].

Galliae veteris typus.

 Gravure coloriée extraite du Parergon du Theatrum orbis terrarum, d'Abraham Ortelius, publié à Anvers, par Jean-Baptiste Vrients, en 1603.

Exemplaire en très bel état, joliment colorée, texte latin au verso.

 Dimensions :
   - Dessin : 393 x 457 mm.
   - Feuille : 495 x 561 mm.


Extrait de l'article de Liliane Welles-De Donder :

    En géographie aussi, Ortelius se tourna vers le passé. En 1571, il publia une carte murale Romani Imperii Imago et, en 1578, un répertoire de noms géographiques, Synonymia geographica,... qui donne dans l'ordre alphabétique une liste des noms de lieux mentionnés par les auteurs classiques avec en regard le nom employé à d'autres périodes. Cette publication fut très bien accueillie par un public intéressé par l'interprétation de la géographie traditionnelle. L'année suivante Ortelius publia les premières cartes historiques sous le titre du Parergon, à la demande, dit-il, de plusieurs de ses amis.
   Le Parergon est généralement considéré comme le premier atlas historique connu. C'est une œuvre personnelle d'Ortelius. Il est l'auteur des cartes et des commentaires qui les accompagnent. [...]
   Dans l'esprit d'Ortelius, le Parergon formait un tout avec le Theatrum Orbis Terrarum. [...]
   À l'instar du Theatrum Orbis Terrarum, le Parergon s'accrut constamment au fil des éditions successives. Certaines cartes furent remaniées ou remplacées par des nouvelles [...]
   À partir de 1592, le Parergon apparaît comme une partie plus autonome du Theatrum Orbis Terrarum. Il possède dès lors une page de titre, des textes introductifs, une pagination indépendante et un plus grand nombre de cartes : vingt-six concernant le monde antique et la Bible ainsi qu'une vue de la vallée de Tempe, paysage imaginaire. [...]
   Après le décès d'Ortelius, le Parergon continua d'être enrichi de nouvelles cartes, certaines pouvant encore être attribuées à Ortelius. En 1601, les planches du Theatrum Orbis Terrarum et des autres œuvres d'Ortelius furent vendues à Jean-Baptiste Vrients.


Bibliographie :
   - Wellens-De Donder (Liliane), Un atlas historique : le Parergon d'Ortelius, dans Abraham Ortelius (1527-1598) cartographe et humaniste, pp. 83-92.




380 euros (code de commande : 26012).


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samedi 7 octobre 2017

1907. Hortulus Animae, relié par Louis Malcorps.


Hortulus Animae. Cod. Bibl. Pal. Vindob. 2706. The Garden of the Soul. Photo-mechanical facsimile reproductions by the Imp. and Roy. Court and State Printing Office Vienna published with elucidations referring to the History of Art under the direction of Fr. Dörnhöffer.

Utrecht - The Hague, Oosthoek - Nijhoff, 1907.

In-f° plein maroquin fauve sous boîtier (320 x 425 mm.), dos à 6 nerfs orné de fleurons et filets à froid, plats décorés de filets et de motifs de feuillage à froid, tranches rouges (reliure de Louis Malcorps), 1048 p., reproductions en couleurs, un des cinquante exemplaires numérotés réservés aux souscripteurs des États-Unis (n° 33).

On joint Hortulus Animae. Cod. Bibl. Pal. Vindob. 2706. The Garden of the Soul. Elucidations by Friedrich Dörnhoffer.

Utrecht - The Hague, Oosthoek - Nijhoff, 1910.

Grand in-8° broché, 67 p., 23 planches hors texte.

Très bel exemplaire de ce fac-similé sous une spectaculaire reliure.


Description de la reproduction :
   It may not be out of place to give some explanation of the present reproduction. As the editor had decided to publish the manuscript in its entirety, it remained for the undersigned compiler to find the most appropriate form. To separate the sheets and insert the different data seemed hardly practicable. It proved indeed necessary to keep as nearly as possible to the original text With this object in view, a special kind of paper was manufactured, which, in its texture, shade and transparent quality, almost resembles parchment ; moreover the surface, in consequence of a certain damping procefs, received the peculiar crude appearance, characteristic of parchment. On this paper the reproductions of the separate sheets were so placed, that the decorative structure was preserved, and the general impression was the same as that of the original. By means of a particular mode of printing, which acts as a relievo, it is obvious that the work is a reproduction. But if this is not desired, it is sufficient to cut off the margin and have the leaves bound, in order to obtain an eaxct copy of the original. This method of arrangement was suggested by the new, truly classical Edition of the Missal of the Emperor Maximilian I, issued by Karl Giehlow (Munich 1907).
   As regards the illuminating this was reproduced by the phototrichromatic process – not the « Raster » high-relief, but the fine-grained collotype – which by its delicate rendering of coloured pictures, commends itself bfore every other process of the present day. This treatment, according to the present technical standard, takes the chief place, but we must honestly admit that it is only succesful in cases where the material lends itself to the adaptation. The pictures of the Hortulus proved extraordinarly difficult to handle ; firstly because of the clear, brillant, enamel-like colours, and secondly because of the drawing, which, sharp to a degree, lost much of its accuracy by the division into three colors and the subsequent triple printing.
   The green especially, with its many shades, which plays so important a part in the pictures of the Hortulus, and which, as we know, is not one of the primary colours, positively defied all attempts at faithfull reproduction. Here the artist's eye and the skilled hand had to be called into requisition, in touching up or washing off certain parts of the plate, and in the making of special lithographic supplementary plates. For the same reason a pure neutral grey was neither possible to obtain Il will also be understood that the rich gold used in the exquisite pictures of the « Hortuus » needed a special printing plate as well.
   The manuscript was printed from one lithographic plate ; three plates were needed for the trichomatic process, while three others were required for bringing some of the difficult olours into relief, so that eight plates were required in all. A chief factor in the succes of the work was the permission accorded to the I. and R. State Printing-Office to have the original manuscript in their possession during the entire course of the reproduction, so that they could immediately compare the proof-sheets, frequently three times in succession,with the original. The compilerhas much pleasure in herewith acknowledging, at the close of if three years' joint labour with the I. and R. State Printing Office in Vienna, that they have spared neither sacrifices nor pains to bring the reproductions to the utmost state of perfection and he has no doubt that an impartial comparison of similar publications will lead to the conclusion thet the reproduction of the « Hortulus » certainly ranks with the best that have yet appeared in this respect.




Illustrations des pp. 440-441.

Les deux volumes : 950 euros (code de commande : 26000).


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vendredi 6 octobre 2017

1939. SHAKESPEARE (William) - Les tragédies de Shakespeare.


SHAKESPEARE (William).

Les tragédies de Shakespeare.
Traduites par Suzanne Bing et Jacques Copeau.
Illustrées par Édy-Legrand.
Tomes I à V (complet).

Paris. Union Latines d'éditions, 1939.

Cinq volumes in-8° brochés, t. I : XXIII, 291 p., t. II : 326 p., t. III : 305 p., t. IV : 352 p., t. V : 301 p., illustrations en noir, un des 660 exemplaires numérotés sur Pur Fil Byblis (n° 679).

En très bel état et non coupé.

   
Cette édition reproduit en fac-similé les 242 dessins d'Edy-Legrand, en pleine page et en noir.

Table des cinq tomes :
   Tome I. Titus Andronicus - Roméo et Juliette.
   Tome II : Jules César - Hamlet.
   Tome III : Othello - Macbeth.
   Tome IV : Le roi Lear - Antoine et Cléopatre.
   Tome V : Coriolan - Timon d'Athènes.


Une des illustrations pour Macbeth.
Une des illustrations pour Roméo et Juliette.
 
Les cinq volumes : 200 euros (code de commande : 26008).


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jeudi 5 octobre 2017

1931. MAURRAS (Charles) - Dictionnaire politique et critique.



MAURRAS (Charles).

Dictionnaire politique et critique.
Établi par les soins de Pierre Chardon.
Fascicules 1 à 25 (complet).

Paris, À la Cité des Livres, 1931-1934.

Vingt-cinq fascicules in-8° brochés répartis en cinq tomes, 468, 480, 480, 480 et 471 p., édition originale, exemplaire numéroté sur Alfa (n° 443).

Extrait de l'introduction :
    L'idée de cet ouvrage était dans l'air depuis trente ans. Certes Charles Maurras publiait bien des livres de temps en temps, mais plusieurs de ses amis et, le premier, Lucien Moreau, dès 1901, avaient songé que la plus grande partie de son œuvre immense était dispersée et qu'il serait nécessaire d'en réunir et d'en classer les éléments essentiels.
   Quelques années après la guerre, il apparut que ce travail devenait urgent. En effet, instruit par l'expérience, un public de plus en plus nombreux se rendait aux raisons de Charles Maurras. Mais, pris tout entier par les événements politiques, ne pouvant presque plus se permettre « la promenade sous le platane et sous l'olivier », Maurras était dans l'impossibilité de continuer la critique et l'exposition de théories pures, comme il l'avait fait de 1893 à 1914, dans les articles qui lui attirèrent lecteurs et disciples.
   En premier lieu, on devait donc retrouver et publier les démonstrations faites jadis à loisir. En second lieu, on devait, à ces raisonnements déjà si lointains, donner les conclusions apportées par le temps. Ces avertissements étaient-ils justifiés ? Ces prévisions furent-elles réalisées ? Les nouveaux amis ont besoin d'être guidés et de guider leurs contradicteurs à leur tour sur la grande route royale d'une pensée qui n'a pas varié, en prenant 1893 comme date extrême jusqu'à ces tout derniers jours. [...]
   Ce Dictionnaire a pour but et pour utilité de réunir, de classer, de coordonner, d'éclairer les thèmes d'une pensée. Nous osons croire qu'il remplira en outre le rôle de justificateur. « En haine de nos idées, dit Maurras, et du bien qu'elles font, une bande d'écornifleurs, incapables de les discuter, croit en venir à bout en les défigurant. »
   Venant de lieux en apparence très éloignés, très proches en réalité, clercs religieux et clercs laïques se réunissent dans la même mauvaise foi. Cependant leur crédit, si léger qu'il soit, existe. Ils affirment. On leur demande : « Où avez-vous trouvé cette phrase ? Montrez-la, donnez la date ! » La réponse est une pirouette, mais l'imposture reste et n'est pas démasquée. Elle le sera désormais. Chacun pourra se reporter aux textes, sans perte de temps, sans longues recherches et suivre le fameux conseil de l'exégète anglais à son lit de mort :
   — Verify always your references, Sir.




L'ensemble : 220 euros (code de commande : 25975).


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mercredi 4 octobre 2017

1776. CARACCIOLI (Louis-Antoine) - La vie du pape Clément XIV.


[CARACCIOLI (Louis-Antoine)]

La vie du pape Clément XIV, (Ganganelli). Troisième édition. Revue, corrigée & augmentée.

Paris, Desaint, 1776.
[A Paris, / Chez la Veuve Desaint, Libraire, / rue du foin Saint-Jacques. / M. DCC. LXXVI. / Avec Approbation, & Privilége du Roi.]

In-12 plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges, 501, [2 bl.] p., un portrait gravé par R. de Launay le Jeune, d'après B. L. Prévost, en frontispice, ex-libris manuscrit de Gaudefroy, une vignette et un cul-de-lampe, exemplaire en bel état malgré de petites épidermures.

Préface : 
  L'Histoire, destinée à consacrer la mémoire des grands hommes, se glorifie d'inscrire dans ses fastes le Pontife dont j'écris la vie. On voit un Pape sans préjugé comme sans prétention, & qui vraiment le père des fidèles qui lui sont confiés, les porte tous dans son sein, sans exclure de sa charité ceux-mêmes qui refusent de le reconnoître pour leur Chef.
   Il n'est pas nécessaire d'exciter l'admiration du Public envers Ganganelli : la vérité elle-même a pris soin de le faire connoître de la manière la plus avantageuse & la plus éclatante. Ses actions, ses lettres, ses paroles, tout a été précieusement recueilli, parce que rien de ce qui appartient aux grands hommes, ne tombe dans l'oubli.
   A peine Ganganelli fut-il élevé sur la Chaire de St. Pierre, qu'on l'entendit préconisé de toutes parts, & que Génève comme Lisbonne, Londres comme Paris, se réunirent pour en faire les plus grands éloges. Il avoit manifesté sa science, sa douceur, son humilité, étant Religieux & Cardinal, de manière à se concilier tous les cœurs, & à donner de sa personne les plus hautes idées, & les plus grandes espérances.
   Le succès répondit à l'attente publique, & jamais l'Europe ne vit un Pape plus estimé & plus chéri. Il combla les vœux des Souverains en se montrant vraiment leur père & leur ami ; &, comme disoit M. l'Archevêque de Paris dans son Mandement sur le Jubilé donné à l'exaltation de ce Pontife, « il est un Pasteur selon le cœur de Dieu, dont les lumières & les vertus sont un gage de bénédictions. »
   Clément vécut au sein des orages, en conservant la plus grande sérénité, & toutes les tempêtes auxquelles il fut exposé ne servirent qu'à faire éclater sa sagesse, & son intrépidité.
   Il vit la mort comme l'aurore du jour éternel qu'il avoit toujours désiré, & qui le rendit supérieur à tous les maux de cette vie.
   S'il cessa d'être mortel ce ne fut que pour se reproduire dans tous les cœurs, & dans tous les esprits, laissant après lui les vestiges les plus précieux d'une charité à toute épreuve, & d'une Religion parfaitement éclairée.
   Il manquoit plusieurs détails sur sa naissance & sur son éducation, que je ne pus donner quand la première édition parut, & que j'insère dans celle-ci, comme étant des anecdotes intéressantes. On aime à connoître les grands hommes dès leur berceau, & à les suivre dans le cours de leur vie, comme ces superbes fleuves dont la source intéresse, & qui deviennent plus majestueux à mesure qu'ils s'en éloignent.
   J'ai retranché quelques faits douteux, je leur en ai substitué d'autres qui sont prouvés, & j'ai fait tous mes efforts, autant que mes foibles talens me l'ont permis, pour donner à cet Ouvrage toute la perfection qu'il mérite.
   Un tel Pontife devoit sans doute avoir un autre Historien ; mais tous les grands hommes n'ont pas des Caraches pour les peindre. D'ailleurs leurs propres actions s'annoncent assez d'elles-mêmes, sans avoir besoin d'un excellent pinceau. Clément XIV s'est illustré par des faits qu'il suffit de rapporter, pour lui ériger un monument immortel.
   Ceux qui oseroient toucher à sa réputation seroient ce serpent de la Fable qui croit ronger une lime en la mordant. Quiconque est proclamé par la Religion même n'a rien à craindre des discours des méchans, ab auditione mala non timebit.


Bibliographie :

   - 
Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 15500 (pour l'édition de 1775).


50 euros (code de commande : 26021).


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mardi 3 octobre 2017

1844. Le Guersillon.



Le Guersillon.

1ere année (seule parue), soit 6 numéros (complet).

Mons, Mathieu, 1844.
[Mons. / Typographie d'Ad. Mathieu, rue de Nimy, 168. / 1844.]

In-12 demi-basane fauve, dos lisse orné de fers formant un décor romantique, 316 p. (pagination continue), 1 feuillet (sommaire des deux premiers numéros) intercalé entre les pp. 152-153.

Exemplaire en parfait état.

   Adolphe Mathieu naquit à Mons, le 22 juin 1802 (une plaque commémorative a été placée sur la façade de la maison de la rue de la Grande Triperie où eut lieu l'événement) ; il était le fils du notaire Charles-Joseph-Bernard Mathieu et de Philippine-Julie-Josèphe Senault. Passionné par la littérature, il écrivit très tôt des satires dont l'une, à la mémoire de son grand-oncle maternel le conventionnel régicide Lesage-Senault, lui valut une condamnation à une année de prison, réduite ensuite à une forte amende. Ses études de droit terminée, on tenta de l'occuper dans l'étude paternelle, en vain. Mathieu ne pensait qu'à la littérature et il faisait paraître ses œuvres dans les journaux locaux (Le Dragonl'Écho du Hainaut dont il fut le principal rédacteur). Très impliqué dans la vie culturelle montoise, il fut l'un des membres fondateurs de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut et de la Société des Bibliophiles belges séant à Mons dans les publications desquelles il fit paraîtres ses œuvres littéraires et ses travaux historiques. Sa carrière littéraire se prolongea dans les journaux locaux et nationaux et en 1840, il fut nommé au poste de bibliothécaire communal. Une brouille avec les autorités locales, et particulièrement avec le bourgmestre Dominique Siraut lui fit perdre son travail et l'amena à régler ses comptes dans la revue Le Guersillon qu'il fonda spécialement pour l'occasion en 1844. Pour ce faire, il dut prendre une patente d'imprimeur car personne ne voulait publier son brûlot ! Il quitta sa ville natale pour s'établir à Bruxelles en 1852 et entra à la Bibliothèque royale où il devint conservateur en chef. Il mourut à Ixelles, le 13 juin 1876.   « Le frontispice de cette revue représente un patient subissant le supplice du guersillon, sorte de pilori dans lequel la tête et les mains du condamné sont passés au travers d'une grosse pièce de bois ; le malheureux est ceint de l'écharpe municipale, il porte l'épée, et ses traits rappellent ceux de l'infortuné bourgmestre contre qui le pamphlet était principalement dirigé. »

Extrait :

   Guersillon : Collier de fer fixé à un poteau ou à un mur, et auquel on attachait, par le col et par les mains, les fraudeurs, les concussionnaires, les proxénètes, les Jacques Ferrand, les Robert-Macaire, les étrangers sans aveu, les filles d'une vie lubrique (pour employer le langage du temps), les vagabonds, etc.
   Les patients portaient sur la poitrine un écriteau indiquant le délit qu'ils avaient commis.
   C'est encore un de ces mille mots qu'on pourrait recommander à M. Hécart pour la prochaine édition de son dictionnaire rouchi-français.
   Roquefort écrit Gresillon, et lui donne cette signification : menottesliensattachesfers que l'on met aux mains des criminels : « Henry de Malhetet fut mené par le bourreau, les grésillons es mains et les fers es pieds. » (Mémoires de Paris, an 1544.)
   Deux guersillons existaient ci-devant à Mons à front de l'Hôtel-de-ville ; ils étaient fixés parallèlement sur une porte figurée, à l'endroit où se trouve aujourd'hui l'entrée du bureau de la Permanence, anciennement la Salle des Pousse-culs ou des Saquiaux (comme on nommait alors les municipaux, les valets ou aides de police, les sergents de ville, etc....) Cette porte, en bois, à la hauteur des fenêtres, reposait sur un soubassement en pierre terminé par deux marches, dont la seconde, à partir du sol, supportait le siège des suppliciés.
   Tout porte à croire que ces guersillons dataient de la reconstruction de l'Hôtel-de-Ville, puisqu'ils figurent au plan formé en 1717 pour l'érection du dôme de cet édifice.
   C'est là qu'a été élevé, du vivant de M. Siraut père, le terrible banc de sable où ont été juridiquement assassinés le dominicain Richard, les malheureux paysans d'Anderlues et notre inoffensif compatriote M. Delneufcourt ; c'est là que trônent aujourd'hui, sur leurs chaises curales, le commissaire, les commissaires adjoints et les agents de police, sous la direction immédiate du commissaire royal premier magistrat de la cité.


Bibliographie :
   - De Le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, 507, p. 456.
   - Wauters (Alphonse), Mathieu (Adolphe), dans Biographie nationale, t. XIV, col. 33-44.



150 euros (code de commande : 26002).


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vendredi 29 septembre 2017

2001. HOMÈRE - L'Iliade et l'Odyssée, illustrées par Mimmo Paladino.


HOMÈRE.

L'Iliade et l'Odyssée.

Illustrations de Mimmo Paladino.
Préface de Dieter Koepplin.

Paris, Diane de Selliers, 2001.

Deux volumes in-4° sous reliures toilées bleue ornées d'un décor rouge et or et sous étui imprimé d'éditeur, 350 et 288 p., tirage limité à 300 exemplaires numérotés (n° 232), en très bel état.

Commentaire de l'éditeur :
   Le Livre.
   
« Prince des poètes » selon Platon, « sans rival dans la diction et dans la pensée » selon Aristote, Homère exerce toujours une influence considérable dans notre civilisation occidentale.
   Ses épopées placent l’homme face à son destin : l’Iliade relate la guerre de Troie où dominent valeur, courage, honneur et gloire ; l’Odyssée raconte le périple d’Ulysse regagnant sa patrie, osant ainsi le voyage intérieur, initiatique et solitaire, qui l’entraînera à la recherche de lui-même.
   Jamais cette œuvre n’avait été illustrée dans sa totalité. Il fallait à ces textes le regard, l’empreinte d’un artiste dont la culture fût méditerranéenne et universelle, et dont la sensibilité répondît à celle du poète.
  
 L'Iconographie.
   - Les 202 dessins de Mimmo Paladino.
   Mimmo Paladino est né à Benevento, près de Naples, où il vit et travaille. Dessinateur, peintre, sculpteur internationalement reconnu, il a atteint la pleine maturité de son art et ses œuvres sont exposées dans le monde entier. Mimmo Paladino a été associé au groupe Transavant-garde, mouvement né en Italie au début des années '80. Pour la première fois depuis leur création, les deux épopées d’Homère sont entièrement illustrées : Mimmo Paladino a posé son regard contemporain sur le texte antique et a réalisé quatre ou cinq œuvres peintes pour chaque chant.
   - L’alliance de l’antique et du contemporain.
   Mimmo Paladino a cette compréhension essentielle, cette liberté, la puissance et le souffle qui s’imposent pour illustrer les épopées d’Homère, pour offrir au regard un émerveillement qui renforce le plaisir de la lecture. Respectueux des contraintes – le temps, l’espace, la lecture –, Mimmo Paladino a ainsi exprimé la richesse et la noblesse des épopées à travers des matières et des techniques différentes : aquarelle, gouache, crayon, pastel, encre de Chine, collage, grattage, brûlage, feuille d’or... Cette alliance de l’antique et du contemporain provoque à chaque page une émotion nouvelle, un enchantement.
   - L’émotion vraie d’œuvres épurées.
   Cette très grande variété technique s’accorde avec une homogénéité stylistique au graphisme souvent simple et dépouillé. Ses œuvres témoignent d’une nette influence des arts primitifs où la simplification des traits transmet une émotion vraie empreinte d’une grande sensibilité. Mimmo Paladino a donné une illustration à la fois profonde et épurée de ces premières épopées de la littérature occidentale.
   Le texte.
   - L’Iliade, la gloire des guerriers.

   Écrite vers le début du VIIIe siècle av. J.-C., presque quatre siècles après les événements qu’elle est supposée relater, l’Iliade est composée de 15537 vers et divisée en 24 chants. L’Iliade raconte un épisode de quelques jours seulement de la guerre de Troie où batailles et fureur guerrière dressent des héros valeureux poussés par un désir exacerbé de gloire et d’honneur les uns contre les autres. Ces épisodes, dont l’un des plus célèbres reste le duel entre Achille et Hector, ont fortement contribué à construire la représentation littéraire de la bataille épique : sanglante, héroïque, glorieuse et merveilleuse car tout est entre les mains des dieux.
   - L’Odyssée, l’épopée d’un homme seul.
   L’épopée est divisée en 24 chants (12109 vers) et relate le retour d’Ulysse dans sa patrie après la guerre de Troie. L’existence de trois parties assez nettes dans le récit corrobore l’hypothèse de trois poèmes primitifs réunis postérieurement en un seul. Le personnage central déploie ses qualités physiques et intellectuelles et évolue du point de vue psychologique. Ulysse connaît un voyage intérieur et initiatique, en quête de ses racines et de lui-même. Le récit n’est pas chronologique, car il suit les errances de la mémoire. Ulysse raconte ses aventures sous forme de retours en arrière, sans ordre apparent, sans respect de la durée réelle des faits : sept ans dans l’île de Calypso tiennent moins de place qu’un an chez Circé ou qu’une nuit chez le cyclope. Vingt ans d’absence ne sont rien, lorsque, à un seul signe, Pénélope retrouve Ulysse. Alors que l’Iliade glorifiait une collectivité de valeureux guerriers, l’Odyssée est le roman d’un survivant solitaire.
   - Les traductions de Paul Mazon et Victor Bérard.
   Ce sont les traductions de deux éminents spécialistes d’Homère et de la littérature antique, Paul Mazon pour l’Iliade et Victor Bérard pour l’Odyssée, que nous avons choisies pour cette édition. Le développement des sciences de l’Antiquité en France leur doit beaucoup.
   Ces traductions d’Homère constituent l’un des travaux majeurs de la philologie française. Elles firent date et donnèrent aux lecteurs français une première traduction raisonnée que l’on ne trouvait jusqu’alors qu’à l’étranger, notamment en Allemagne.
   Publiées sous le patronage de l’Association Guillaume-Budé dont le but est de défendre et promouvoir la culture classique, ces traductions furent établies d’après les manuscrits reconnus les plus importants et constituent de véritables éditions critiques. Les traductions s’efforcent d’être à la fois exactes et littéraires car l’Association Guillaume-Budé a jugé qu’il fallait s’efforcer avant tout de reproduire le mouvement, la couleur et le ton du texte antique.
   À la fin de chaque volume, un appareil de notes rédigé par le traducteur permet au lecteur de se repérer dans l’œuvre d’Homère, de parfaitement pénétrer le texte, de mieux comprendre les interférences du texte et de la mythologie, de situer les événements et les personnages historiques ou légendaires.



200 euros (code de commande : 25965.


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jeudi 28 septembre 2017

1994. MERCIER (Louis Sebastien) - Tableau de Paris.


MERCIER (Louis Sebastien).

Tableau de Paris.Tomes I et II (complet).

Édition établie sous la direction de Jean-Claude Bonnet.

Paris, Mercure de France, 1994.

Deux volumes in-8° sous reliure toilée rouge et jaquette d'éditeur, CC, 1908 et 2061 p.

On joint la suite :

Le Nouveau Paris.

Édition établie sous la direction de Jean-Claude Bonnet.

Paris, Mercure de France, 1994.

In-8° sous reliure toilée rouge et jaquette d'éditeur 1889 p.

On joint également :


Le Paris de Louis Sébastien Mercier. Cartes et index toponymique. 172 p. 

Bel ensemble rare et recherché dans cette édition très soignée.

Extrait de l'introduction : 
   Par les hasards de l'édition, de nombreuses œuvres importantes de notre patrimoine ne sont pas encore disponibles pour le public. La situation particulièrement étonnante sur ce point de Louis Sébastien Mercier (1740-1814), dont les livres majeurs (excepté l'An 2440) n'ont jamais été réédités depuis deux siècles, apparaît comme un véritable mystère bibliographique. Que même le Nouveau Paris, ouvrage pourtant si précieux pour la période révolutionnaire, ne l'ait pas été à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française en dit long sur le sort en général réservé à cet écrivain, un des derniers sans doute, parmi ceux qui comptent indiscutablement au XVIIIe siècle, à n'avoir pas été effectivement republié selon les critères habituels de l'édition de texte et dans la continuité de ses écrits.
   La présente entreprise peut donc s'annoncer légitimement comme un événement. Il s'agit d'arracher une œuvre à la fatalité de l'anthologie et du montage, à laquelle elle a été vouée depuis le début, en procurant la première édition non seulement complète mais scientifique du Tableau de Paris puisque le texte a été établi méthodiquement et qu'il est accompagné d'un important apparat critique. À quoi s'ajoutent des études sur l'histoire du texte et sur la fabrication de l'ouvrage à Neuchâtel (à partir des archives de la Société typographique) ainsi qu'une description de bibliographie matérielle. Mais l'aspect principal de ce travail consiste en l'annotation d'un livre présenté par son auteur comme un bilan du siècle et dont la publication en douze tomes s'échelonna de 1781 à 1789. « Qu'il fait bon vivre pour voir bien des choses et pour bien voir les choses », écrit Mercier en 1799 après avoir publié le Nouveau Paris. Né en 1740, il se montre dans le Tableau de Paris un témoin irremplaçable à la fois de l'époque des Lumières et de la fin de l'Ancien Régime. L'annotation éclaire donc les problèmes de toutes sortes et les points d'érudition soulevés en offrant les synthèses nécessaires à une meilleure compréhension de l'œuvre et par conséquent du XVIIIe siècle. L'étude des sources révèle l'usage réel que l'auteur fait de la bibliothèque et sa façon de travailler, qu'on peut dès lors confronter à ses positions de principe. Ces notes, dans lesquelles on ne s'interdit pas le commentaire, proposent aussi maintes perspectives de lecture pour faciliter la découverte d'une œuvre immense. Cette édition a été réalisée par une équipel du Centre d'étude de la langue et de la littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles de la Sorbonne associé au Centre national de la recherche scientifique.



Les quatre volumes : 300 euros (code de commande : 25951 - vendu).


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mardi 26 septembre 2017

1838. Fénélon des demoiselles.


[FÉNÉLON (François de Salignac de La Mothe-Fénelon)].

Fénélon des demoiselles ou Choix des plus beaux écrits de cet écrivain célèbre par l'Auteur des Jeunes Martyres de la Foi Chrétienne.

Paris, Janet, [ca 1838].
[Paris, Louis Janet, Libraire, Rue St. Jacques, n° 59.]


In-12 plein maroquin mauve d'époque, dos à 5 nerfs orné de filets et de fleurons dorés, plaque à froid sur les plats encadrés de roulettes à froid et d'un filet doré, pointillés dorés sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches dorées, [2 (faux-titre, mention d'imprimeur (Didot))], XXVII (dont le titre gravé), [1 bl.], 260 p., 4 gravures hors texte, ex-libris armorié de la famille de La Rochefoucauld.

Bel exemplaire sous une fine reliure.

Table des matières :
   - Notice sur M. de Fénélon.
   - De l'existence de Dieu.
   - Description de l'univers.
   - Conclusion.
   - Prière à Dieu.
   - Sermons :
      I. Fête de l'Épiphanie.
      II. L'Assomption de la sainte Vierge.
      III. La fête d'un martyr.
      IV. Fête de sainte Thérèse.
   - Entretiens pieux :
      I. Sur la prière.
      II. Sur les caractères de la piété.
   - Sentiments et avis chrétiens :
      I. De la nécessité de connoître et d'aimer Dieu.
      II. De la conformité à la vie de Jésus-Christ.
      III. Sur le renoncement à soi-même.
      IV. Comment il faut veiller sur soi.
      V. Sur les fautes journalières.
      VI. Il ne faut juger des vertus ni des vices de soi ou d'autrui selon le goût humain.
      VII. sur les croix.
      VIII. De la véritable lumière.
      IX. Sur la conformité à la volonté de Dieu.
   - De l'éducation des filles :
      I. Importance de l'éducation des filles.
      II. Inconvénients des éducations ordinaires.
      III. Sur plusieurs défauts des filles.
      IV. Vanité de la beauté et des ajustements.
      V. Instruction des femmes sur leurs devoirs.
      VI. Suite des devoirs des femmes.
   - Fables :
      I. Histoire d'Alibée, Persan.
      II. Histoire de Florise.
      III. Histoire d'une vieille reine et d'une jeune paysanne.






80 euros (code de commande : 17600).


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