jeudi 8 février 2018

Mons en Hainaut : une très rare gravure imprimée à 100 exemplaires en 1729.


DE WIT (Frederick).

Mons en Hainaut - Bergen in Henegouwen.

Leiden, Van Der Aa, 1729.

Plan gravé extrait de La galerie agréable du monde, où l'on voit en un grand nombre de cartes très exactes et de belles tailles douces les principaux empires, roïaumes, républiques, provinces, villes, bourgs et forteresses ...les îles, côtes rivières, ports de mer...les antiquitez, les abbayes, églises, académies...comme aussi les maisons de campagne, les habillemens et moeurs des peuples...dans les quatre parties de l'univers. Divisée en LXVI tomes, les estampes aiant été dessinées sur les lieux et gravées exactement par les célèbres Luyken, Mulder, Goerée, Baptist, Stopendaal et par d'autres maîtres renomez.... Tome troisième des Païs-Bas catholiques, ou X provinces (planche 51).

   
Cette gravure est particulièrement rare : comme l'indique l'éditeur, il limita le tirage de son ouvrage à cent exemplaires...

Dimensions :

   - Dessin : 368 x 485 mm.


Avis de l'imprimeur au lecteur à propos de l'édition de son recueil :
   Je Vous donne ici un Ouvrage de plaisir & d'utilité, recueilli depuis longtems, & auquel j'ai travaillé plusieurs années de suite, avec grand peine & depense. Je l'ai intitulé La Galerie agréable du Monde, parce qu'on y voit (comme en passant par une Galerie ornée de Tableaux) les Plans des principaux Empires, Roïaumes, Republiques, Provinces, Villes, Bourgs, Forteresses &c. des quatre parties de l'Univers, avec d'autres choses dignes d'être vûes, amplement montrées dans la Division & la Table qui suivent après la Description de Portugal ; dans lesquels on peut aussi voir la Division, le Contenu & l'Ordre que j'ai observé. Le tout est recueilli & representé par des Tailles-douces, exactement de tems en tems gravées par les meilleurs Maîtres dans cette science, à mes propres dépens, ou à ceux de Messieurs Blaeu, Visscher, de Wit, Meurs, Goerée, Halma, Mortier, Allard & d'autres ; lesquelles j'ai achetées de leurs Héritiers.
   [....] Je n'ai imprimé que cent exemplaires de cette Galerie du Monde, & soyez assûré, que je ne remettrai sous la presse un Ouvrage si pénible, sur quoi je garderai ma parole en homme d'honneur. Adieu !


Bibliographie :
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. II, col. 1454.
   - Stockum (Wilhelmus Petrus van), La librairie, l'imprimerie et la presse en Hollande à travers quatre siècles ; documents pour servir à l'histoire de leurs relations internationales. Publié à l'occasion de la 7e session du Congrès international de éditeurs à Amsterdam, pp. 167-169.


400 euros (code de commande : 26426).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de cette gravure ou la commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à
courrier@loiseaulire.com

samedi 3 février 2018

1802. Dumouriez, ministre des affaires étrangères, puis ministre de la guerre...


[DUMOURIEZ (Charles-François)].

LE VACHEZ (Charles-François-Gabriel) et DUPLESSI-BERTAUX (Jean).

Dumouriez, ministre des affaires étrangères, puis ministre de la guerre...

Estampe à l'aquatinte, à l'eau-forte et au burin extraite du tome III de la Collection complète des tableaux historiques de la Révolution française, publiée à Paris, chez Auber, en 1802.

Dimensions :
      - Image : 224 x 364 mm.
      - Portrait, diamètre : 109 mm.
      - Eau-forte : 133 x 47 mm.
      - Feuille : 287 x 440 mm.


   Le portrait a été gravé par Charles-François-Gabriel Le Vachez.
   La scène intitulée Dumouriez fait arrêter les commissaires envoyés vers lui par la Convention Nationale a été dessinée et gravée par Jean Duplessi-Bertaux.


30 euros (code de commande : 26427).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de cette gravure ou la commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à
courrier@loiseaulire.com

vendredi 2 février 2018

1927. SUARÈS (André) - Le Livre de l'Émeraude.


SUARÈS (André).

Le Livre de l'Émeraude.

Illustré de vingt-cinq eaux-fortes originales gravées par A. Brouet.

Paris, Devambez, 1927.

In-4° en ff. sous chemise d'éditeur, VIII, 159 p., tirage limité à 221 exemplaires, un des 140 numérotés sur vélin d'Arches à la forme filigrané spécialement pour cette édition contenant l'état définitif des eaux-fortes (n° 161), on joint le bulletin de souscription.

   « André Suarès, le méditerranéen, aimait à ce point « cette chère Bretagne » à laquelle il avait consacré Le livre de l'Émeraude [publié pour la première fois en 1902], il se sentait avec elle en un tel accord qu'il s'est découvert une ascendance bretonne par sa mère. »
   À propos de ce merveilleux texte, Robert Parienté écrit :
   « Le Livre de l'Émeraude n'était ni un recueil de nouvelles ni un récit de voyage. C'était une suite d'eaux-fortes, tracées sur le motif et ciselées par l'artiste. Suarès passait de l'âpreté tragique aux pastels des paysages mouillés. Il avait également composé des portraits d'hommes, de femmes, d'enfants, liés à la terre et à la mer, à la vie et à la mort. »


Bibliographie :
   - Duchâtelet (Bernard), Cette chère Bretagne...Yves Le Febvre - André Suarès : correspondance 1912-1939.
   - Parienté (Robert), André Suarès l'insurgé, p. 130.
   - Carteret (Léopold), Le Trésor du bibliophile, livres illustrés modernes 1875-1945, t. IV, p. 371.



Le pauvre pêcheur.


Pour voir toutes illustrations, suivez le lien :
https://www.youtube.com/watch?v=8GrcT5GvdgY


350 euros (code de commande : 26466).

Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de ce livre ou le commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à
courrier@loiseaulire.com

mardi 30 janvier 2018

1763. Les commentaires de César.



[CÉSAR].

Les commentaires de César. Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée de notes historiques et géographiques. Et d'une carte nouvelle de la Gaule & du plan d'Alise, par Mr. Danville.

Amsterdam - Leipzig, Arkstee et Merkus, 1763.
[A Amsterdam et a Leipzig, / Chez Arktsee & Merkus. / MDCCLXIII.]

Deux volumes in-12 plein veau d'époque, dos lisses ornés de fleurons dorés, tranches rouges (coiffes manquantes et trois mors partiellement fendus), tome I : XX (pages de faux titre et de titre comprises), 407 (le cahier contenant les pp.193-216 a été relié deux fois dans ce tome), [1 bl.] p., dix gravures hors texte dont quatre à déplier, tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 432 p., cinq gravures hors texte dont deux à déplier.

   Il s'agit de la traduction de Nicolas Perrot d'Ablancourt (Châlons-sur-Marne, 1606 - Ablancourt, 1664) dont la première édition fut publiée en 1650 et connut de nombreuses rééditions. Celle présentée ici a été revue par Lemascrier et est augmentée de la grande carte de la Gaule.


Détail des gravures :
   Tome I :
      - Carte coloriée à déplier de la Gaule (585 x 450 mm.).
      - Plan à déplier d'Alise (237 x 355 mm.).
      - Portrait de César.
      - Camps de César et d'Arioviste (à déplier).
      - Figure du pont pour traverser le Rhin (à déplier).
      - Gravure représentant trois animaux (« taureau sauvage », « Beuf ressemblant au cerf » et « espèce d'élan ou de chèvre »).
      - « La ville de Bourges ».
      - Représentation de murailles (« Muri Vegetiani » et « Murs des Gaulois »).
      - Élévation de la ville d'Alise (à déplier).
      - Cahors.
   Tome II :
      - Portrait de Pompée.
      - Marseille.
      - Fortifications (galerie couverte et mobile, tour de briques).
      - Siège de Pompée par César au camp de Durazzo (à déplier).
      - Alexandrie (à déplier).


Bibliographie : 
   - Mayeul Chaudon (Louis), Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, t. XIII, pp. 432-433.
   - Michaud (Louis-Gabriel), Biographie universelle, ancienne et moderne, t. VII, p. 574.
   - Peignot (Gabriel), Dictionnaire historique et bibliographique, abrégé des personnages illustres, p. 121.













Plan d'Alise (237 x 355 mm.).

Élévation de la ville d'Alise (180 x 145 mm.).


Carte coloriée à déplier de la Gaule (585 x 450 mm.).
Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 26457).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de ce livre ou le commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à

mardi 23 janvier 2018

1985. KUPÉLIAN (Yvette et Jacques) - Minerva.


KUPÉLIAN (Yvette et Jacques).

Minerva.
Préface par Ivan Mahy.

Overijse, Jacques Kupélian, 1985.

In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 179 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, rare

En quatrième de couverture :
   Aujourd'hui encore beaucoup de gens à travers le monde se rappellent le nom de Minerva et en parlent comme d'une voiture d'aristocrate, de grand industriel, d'artiste en renom. S'ils la citent juste après Rolls-Royce, Duesenberg et Bugatti, ils la situent sur le même pied qu'Hispano-Suiza ou Isotta-Fraschini.
   Les châssis Minerva, habillés par les plus grands carrossiers mondiaux pour leurs plus belles créations, utilisaient les meilleurs matériaux et surpassaient la concurrence par une finition de première classe. En outre la firme les avait dotés d'une mécanique très particulière, étudiée en tous ses détails pour travailler dans le silence le plus total et améliorer le confort au maximum. Le système sans soupapes choisi par Minerva éliminait en effet tous les bruits de distribution, si présent même dans les meilleurs moteurs qui soient.
   Minerva fut une des plus grosses usines de Belgique avant 1930, en tout cas la plus importante du secteur automobile, et grâce à elle la Belgique a joui d'un renom international qui a profité à toute l'industrie du pays et particulièrement à la construction automobile qui a exporté pendant longtemps dans le monde entier la plus grande partie de sa production.
   La Belgique a été très tôt un pays propice au développement de l'auto et Minerva y est pour une grande part, en tant que Belges nous pouvons être fiers de Sylvain de Jong, cependant lui-même d'origine hollandaise, qui lança vite et efficacement cette activité.
   Les marques belges sont mortes mais l'industrie automobile est bien vivante car elle s'est convertie en une prospère industrie de montage qui s'est développée en partie sur la réputation internationale d'usines comme Minerva et c'est un peu grâce à elle que nous restons parmi les plus grands producteurs mondiaux d'automobiles. Il s'agit bien sûr de montage, mais il est très apprécié à l'étranger et source d'une exportation énorme, de l'ordre de 90% de la production.
   Depuis vingt-cinq ans, on assiste à un grand intérêt pour l'histoire de l'automobile et de nombreuses marques ont connu l'honneur de voir publier leur biographie depuis longtemps, mais il a fallu attendre 1985 pour que quelqu'un veuille écrire celle de Minerva. C'est une tâche difficile et cela tient certainement à l'extrême rareté des documents, les archives de la firme ayant disparu depuis longtemps, mais je fais confiance aux auteurs qui ont fait preuve d'un remarquable esprit de recherche pour écrire une histoire la plus véridique possible.
Je souhaite au lecteur le même plaisir que celui que j'ai éprouvé moi-même à lire le manuscrit. Que ce livre soit considéré comme un document de grande valeur dans toute bibliothèque d'amateur.



90 euros (code de commande : 26396).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de ce livre ou le commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à

samedi 20 janvier 2018

1996. OOSTENS-WITTAMER (Yolande A.) - Horta. L'Hôtel Solvay.


OOSTENS-WITTAMER (Yolande A.).

Horta. L'Hôtel Solvay.

Photographies de Oswald Pauwels.

Paris, Diane de Selliers, 1996.

In-4° sous reliure et étui (frotté) d'éditeur, 181 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, épuisé et recherché.

Extrait de l'avant-propos de l'éditeur :
   L'Hôtel Solvay fait partie de ces réalisations exceptionnelles qui atteignent la perfection.
   Cette perfection ne peut être que l'alliance de talents, de génies et ce rencontres heureuses. Avant tout, la rencontre d'Armand Solvay et de Victor Horta. Le jeune industriel a donné carte blanche à l'architecte pour réaliser, avenue Louise à Bruxelles, sa maison familiale, y exprimer le modernisme de sa pensée, l'audace de ses choix, l'humanisme de ses conceptions, la perfection des détails. Tout Horta est dans l'Hôtel Solvay.
   Le résultat est un pur joyau qui, un siècle après sa conception, a gardé tout son éclat. Ce livre témoigne de sa pérennité. Livre d'images, de réflexions, d'émotions. Livre qui porte et transporte, de pièce en pièce, d'enchantement en enchantement.
   Monsieur et Madame Louis Wittamer-De Camps, propriétaires de l'hôtel, ont voué leur vie à l'entretenir, le restaurer, lui rendre son éclat, et cela jusque dans ses moindres détails. Yolande Wittamer, l'auteur, a vécu dans l'hôtel et y a consacré sa thèse universitaire. Son texte aujourd'hui révèle sa passion et, bien au-delà des théories architecturales, elle rejoint l'âme du lieu.
   Avec beaucoup de sensibilité et une patience infinie, le photographe. Oswald Pauwels, a étudié l'hôtel, capté la lumière et les ombres, les formes et les contours, les matières et les couleurs.
   Richard Medioni, directeur artistique, s'est imprégné de l'hôtel, de sa structure, de sa mouvance. Il a travaillé intensément, sur place avec l'auteur pour traduire à l'intérieur de ces pages le rythme, les volumes, la vie de la maison.




Vendu.


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de ce livre ou le commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à

vendredi 19 janvier 2018

1579. La carte du comté de Hainaut par Jacques de Surhon.


SURHON (Jacques de).

Nobilis Hannoniae Com. Descriptio, Auctore Iacobo Surhonio Montano.

Carte coloriée du montois Jacques de Surhon, gravée par Frans Hogenberg, extraite du Theatrum Orbis Terrarum, d'Abraham Ortelius, publié en 1579.



Dimensions :
   - Dessin : 368 x 485 mm.
   - Cuvette : 4 x 3 mm.
   - Feuille : 5 x 4 mm.

   En 1579, Ortelius put enfin insérer la carte du Hainaut de Surhon dans son recueil [la première version, imprimée en 1572, fut interdite par le duc d'Albe]. Les dernières années, les temps avaient changé. Le duc d'Albe avait quitté le pays. La Pacification de Gand avait détendu l'atmosphère.
   Le gouverneur général était maintenant Alexandre Farnèse, grand homme de guerre, qui avait « cette habileté consommée de manier à la fois la guerre et la paix ». La publication de la carte, précédemment défendue, ne semble plus avoir posé de problème.
   D'une manière générale, les gravures de 1572 et de 1579 sont très semblables. Il s'agit évidemment de deux cuivres différents, celui de 1572 ayant été détruit par ordre du gouvernement. Les principales différences touchent les armoiries du Hainaut, ici correctement présentées [elles étaient inversées dans l'édition de 1572], et l'attestation de privilège qui figure dans l'angle supérieur droit : Cum privilegiis Imp. et Reg. Maitis ad decenn. 1579. Le nom du graveur Hogenberg n'apparaît pas. D'autres différences existent, mais elles portent toujours sur des points de détail : l'ornementation du cadre, l'emplacement des points cardinaux, le tracé de la région Arleux-Douai, l'empiétement de la Meuse sur le cadre à hauteur de Fumay. D'ailleurs, le cuivre utilisé en 1579 dut être remplacé par un nouveau lorsqu'il montra des signes d'usure. La carte de 1579 fut donc gravée deux fois.
   Le Cambrésis, d'abord aussi sommairement représenté qu'en 1572, se garnit peu à peu.
   C'est une carte bien conçue, qui se lit et se livre facilement. Cette épreuve-ci est d'une grande fraîcheur et l'absence d'enluminure fait bien ressortir le talent du graveur.


Bibliographie :
   - Lemoine-Isabeau (Claire), Cartes topographiques gravées du Hainaut, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, pp. 75.



500 euros (code de commande : 26410).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de cette gravure ou la commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à
courrier@loiseaulire.com

jeudi 18 janvier 2018

1840. SAVIGNAC (Alida de) - Le génie des bonnes pensées.


SAVIGNAC (Alida de)

Le génie des bonnes pensées par Madame Alida de Savignac. Avec vingt-deux belles gravures lithographiées.

Paris, Eymery, [1840].
[Paris, / A la Bibliothèque d'Éducation de Mademoiselle Désirée Eymery, / Quai Voltaire, 15.] 

In-8° oblong sous une modeste reliure cartonnée, [1 (titre)], [1 bl.], 112 p., 20 lithographies de Louis Edward May, mouillures et salissures, ouvrage rare.

    Le titre indique la présence vingt-deux lithographies ; notre exemplaire en comporte vingt : le titre gravé et une illustrant chacun des dix-neuf chapitres (La piété - La charité - La bienfaisance - La philanthropie - La clémence - L'amour fraternel - Vertu chrétienne - Amitié - Amour conjugal - Magnanimité - L'honneur - L'équité - Amour filial - La bonté - Le courage militaire - La probité - Dévouement - La présence d'esprit - La miséricorde).
   Cette édition semble bien complète et est identique à celle conservée à la Bibliothèque Nationale de France et numérisée sur le site
Gallica.
   Vous pouvez découvrir toutes les illustrations en suivant le lien vers la page facebook de la librairie.


   Le peintre et lithographe Louis Edward May (Paris, 1807 - Angoulème, 1881) fut un élève de Léon Cogniet avec qui il réalisa les voussures du plafond du Louvre représentant l'Expédition d'Égypte ; on lui doit également de nombreux dessins et chromolithographies pour l'ouvrage le Moyen Âge et la Renaissance. Il signait ses composition « Edwarmay » ; il est notamment connu pour sa célèbre Nature Morte au Verre d'Absinthe.



Introduction :
   Le génie des bonnes pensées est naturellement celui des bonnes actions. Malheur a qui laisserait salir son imagination sous le prétexte que ses pensées ne nuisent a personne et qu'il suffit dans le monde de bien agir pour être estimable. Un jour viendra où la perversité secrète surgira sur la conduite extérieure et laissera voir l'homme dans toute sa laideur ; d'ailleurs, quand on parviendrait ii tromper la société, à la satisfaire avec ce qu'on montre de soi-même, peut-on espérer tromper Dieu ? Ne sait-on pas qu'il pèse les cœurs plus rigoureusement encore que les actions ?
   Notre génie, a nous, celui qui préside à ce recueil, n'est pas le génie des méditations intérieures : c'est ce bel ange, colporteur des inspirations d'en haut, qui, dans une circonstance difficile, suggère ce qu'il y a de mieux à la mère, a l'épouse, a la fille, au serviteur, au soldat ; c'est le guide de ces élans du cœur qui préservent d'une faute, d'un malheur ou conseillent une action héroïque. Notre petit livre est donc une lointaine imitation de celui de Plutarque. Au lieu de raconter la vie des héros et des sages dont la place est marquée dans l'histoire, nous avons réuni les hauts faits des personnages obscurs, d'enfans, de jeunes filles, nous les ayons placés à côté de noms historiques. Tous les temps, tous les pays, tous les états, tous les âges nous ont fourni des traits touchans ou sublimes, car le génie des bonnes pensées souffle toujours et sur tous ; il ne manque pas une occasion de nous offrir ses conseils et son soutien : c'est notre faute s'il parvient si rarement à nous les faire accepter.
   Lisez-nous donc, enfans, et puissiez-vous être saisis d'une noble émulation en voyant combien il est doux et facile de faire le bien !


Extrait de La Mode :

   Nous croyons devoir recommander à nos lecteurs la librairie de mademoiselle d'Eymery, spécialement consacrée à ces livres d'éducation, dont la morale et l'instruction sont éminemment utiles.
   Mademoiselle Eymery publie une Bibliothèque d'éducation, déjà connue et estimée qui se divise en deux séries : l'Enfance et l'Adolescence. M. Desaines, auteur lui-même d'un grand nombre de bons livres pour la jeunesse, a présidé à cette entreprise qui lui doit plusieurs volumes religieux et instructifs fort appréciés.
   On trouve en outre chez mademoiselle Eymery, pour les étrennes, une grande quantité de jolis album, dans tous les formats et dans tous les prix, parmi lesquels nous avons remarqué le Génie des bonnes Pensées et les Douze-Mois de madame de Savignac.


Bibliographie :
   - Journal général de la littérature de France. Année 1840, p. 155.
   - Bibliographie de la France, n° 36 - septembre 1840, p. 496.
   - La Mode, 1841, p. 31.
   - Biais (Émile), Peintures murales des églises de Torsac et de Bouteville (Charente), dans Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des Départements, 35e session, pp. 148-149.


95 euros (code de commande : 26378).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de ce livre ou le commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à

mercredi 17 janvier 2018

1801. Triomphe de la République française. Gravure par François-Anne David.


Triomphe de la République française.

Grande gravure (imprimée avant la lettre) au burin et à l'eau-forte par François-Anne David d'après un dessin de Charles Monnet.

[Paris], [Chez l'Auteur], [1801].

Rousseurs.

Tirage limité à 600 exemplaires dont 100 avant la lettre (ce qui est le cas de la gravure présentée ici).



Dimensions :
   - de l'image : 573 x 380 mm.
   - de la feuille : 584 x 409 mm.
   Rousseurs.


   François-Anne David (Paris, 1741-1824) fut l'un des graveurs les plus prolifiques de son temps, on lui attribue près de mille quatre cents travaux parmi lesquels de nombreuses reproductions historiques dont celle présentée ici inspirée du dessin de Charles Monnet (1732-post 1808).

Texte du bulletin de souscription envoyé fin 1800 :
   « Le triomphe de la République française est un des riches sujets dont le génie des Arts a dû s'emparer, et c'est au talent qu'il appartient de répandre sur cette vaste composition le charme et la magie d'une exécution savante. Les Artistes qui s'occupent de ce travail important, connus par les grands ouvrages qu'ils ont déjà donnés au public redoubleront d'efforts et de zèle pour mériter encore le suffrage des amis de l'Art.
   Cette marche triomphale sera ouverte par l'Assemblée nationale ; on en distinguera quelques-uns des membres les plus célèbres, tels que Bailly et Mirabeau. Au milieu des Assemblées législative et conventionnelle seront traînés renversés les attributs du despotisme, de l'anarchie et du fanatisme, les trois grands fléaux de la société civile.
   Dans un char attelé par les lions, sera la République française, tenant d'une main la Charte constitutionnelle de l'an 8 ; de l'autre une branche d'olivier, symbole de la paix ; le Génie de la liberté la couronnera.
   Le char sera suivi par le jeune Héros qui a senti la nécessité d'imposer un terme à la révolution et des bornes à ses conquêtes, en ajoutant une branche d'olivier aux lauriers dont sa tête est ombragée. Au-dessus de lui planera dans les airs le Génie de la gloire.
   À sa suite on verra une foule de guerriers, parmi lesquels on reconnoîtra tous ceux qui ont contribués le plus, par leurs exploits, au triomphe de la liberté.
   Des enseignes annonceront les Républiques Batave, Helvétique, Cisalpine et Ligurienne, filles heureuses de la Grande-Nation.
   Sur le second plan, dans un coin de l'Estampe, on brûlera toutes les lois affreuses qui ont été dictées par l'esprit de parti, les listes de proscription, etc., etc.
   L'Artiste propose cette Estampe par souscription, en invitant tous les amis de la République de se faire inscrire, pour s'assurer une belle Épreuve de cette Gravure, dont il ne sera tiré que 600 exemplaires, la planche étant remise aussitôt, en pur don, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.
   Cette Estampe paroîtra le 1er messidor prochain.
   Il n'y aura que 500 Épreuves de tirées avec la lettre, et 100 premières Épreuves avant la lettre. »


Philippe Bordes précise dans sa description :
   « Cette marche triomphale s'ouvre par l'Assemblée nationale ; on y distingue quelques-uns de ses membres les plus connus, Bailly, Mirabeau, La Fayette, etc. Au-dessus des Assemblées Législative et Conventionnelle qui suivent se forme un orage, d'où part la foudre. Plusieurs députés sont atteints ; leur attitude décèle leurs craintes et le mécontentement qu'ils éprouvent à la vue de la République triomphante. »
   « Sous leurs pas les lions ont brisé la Constitution de 1793 ; la Victoire foule aux pieds les lois de sang, dictées par l'esprit de parti. [Dans les airs,] la Renommée annonce à tous les peuples le triomphe de la Nation Française et les préliminaires de la paix avec l'Angleterre, signés à Londres le 9 vendémiaire an X [1er octobre 1801]. »
   Derrière le char, on reconnaît Napoléon Bonaparte suivi par ses généraux : Beurnonville, Moreau (vainqueur de la bataille de Hohenlinden), Gouvion de Saint-Cyr, Berthier, Bernadotte, etc.


Bibliographie :
   - La Décade philosophique, littéraire et politique, vol. II, pp. 58-60.
   - David (François-Anne), Bulletin de souscription de Le Triomphe de la République.
   - Bordes (Philippe), Premières collections, catalogue de l'exposition qui s'est tenue au Musée de la Révolution française, au château de Vizilles, du 4 juillet au 16 décembre 1985, notice n° 179.



100 euros (code de commande : 26407).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de cette gravure ou la commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à
courrier@loiseaulire.com

mardi 16 janvier 2018

1653. GRAMOND (Gabriel Bartholomé) — Historiarum Galliæ ab excessu Henrici IV.


GRAMOND (Gabriel Bartholomé).

Historiarum Galliæ ab excessu Henrici IV. Libri XVIII. Quibus rerum per Gallos totâ Europâ gestarum accurata narratio continetur. Autore Gabr. Bartholomæo Gramondo, in sacro Regis Consistorio Senatore, & in Parlamento Tolosano Præside. 

Amsterdam, Elzevier, 1653.
[Amstelodami, / Apud Ludovicum Elzevirium. : cIɔ. Iɔc. LIII.]

In-8° (121 x 180 mm.) plein maroquin rouge à grains longs, dos lisse orné, roulette et filet dorés encadrant les plats, chasses et coupes décorées de roulettes dorées, tranches dorées, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette typographique)], [1 bl.], [26 (dédicace, avis au lecteur et lexique des noms cités)], 798, [83 (table)], [1 bl.] p., ex-libris.

   Gabriel Barthélemy, seigneur de Gramond, ou Grammont (Toulouse, ca 1590-1654) fut conseiller puis président au Parlement de Toulouse. Fervent catholique, il ne cachait pas son approbation du massacre de la Saint-Barthelemy.
   Pierre Larousse montre bien évidemment peu de sympathie pour ce personnage : « il était conseiller au parlement de Toulouse au moment où se dénoua le procès du malheureux Vanini, accusé d'athéisme et d'hérésie. Gramond a laissé de cette odieuse affaire, ainsi que de l'exécution de l'infortuné, un récit froidement cruel qui révolte le lecteur, et qui indigna même ses contemporains. » Dans l'édition elzévirienne présentée ici ce passage figure aux pages 210-212.
   La première édition de cet ouvrage fut publiée à Toulouse, en 1643.


Bibliographie :

   - 
Willems
(Alphonse), Les Elzevier : histoire et annales typographiques, n° 1160.
   - Rahir (Édouard), Catalogue d'une collection unique de volumes imprimés par les Elzevier et divers typographes hollandais du XVIIe Siècle, n° 1184-1185.
   - Bourgeois (Émile) et André (Louis), Les sources de l'histoire de France, XVIIe siècle, t. I, n° 616.


100 euros (code de commande : 26377).


Si vous souhaitez obtenir plus d'informations à propos de ce livre ou le commander,
utilisez le formulaire de commentaire ci-dessous
ou

adressez-nous un message à