samedi 22 avril 2017

1760. Chartes statuts, et ordonnances de polities de la ville d'Ath.


Chartes statuts, et ordonnances de polities de la ville d'Ath. Nouvellement revisitées & corrigées par les Chatelain, Mayeur, & Echevins de laditte Ville.

Mons, Plon, 1760.
[A Mons. De l'Imprimerie de P. J. J. Plon, Imprimeur & Libraire rue de Nimi. 1760.]

In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure défraîchie, mors du premier plat fendu, [1 (titre)], [1 bl.], 114 (les deux dernières erronément chiffrées 91 et 92)] p.

Aux origines des éditions Plon :
   Pierre-Jean-Joseph Plon était né à Mons, en la paroisse de Saint-Germain, le 29 décembre 1716 ; lorsqu'il eut atteint l'âge de quatorze ans, son père l'engagea, en 1731, comme apprenti chez Mathieu Wilmet, « pour lui apprendre l'art d'imprimer et de relier les livres. » Il y fit de rapides progrès, progrès tels, au dire de [son père] l'arpenteur Plon, que, au bout de deux ans, Wilmet en prit de l'ombrage et refusa de lui donner du travail. Pierre-Jean-Joseph fut alors mis en apprentissage chez Maladrier, rue des Clercs, pour se perfectionner dans l'art de la reliure. Wilmet, qui était l'un des principaux clients du relieur, défendit à celui-ci de donner de l'ouvrage à son nouvel apprenti et cet atelier fut également fermé pour le jeune homme.
   Sur les entrefaites, le matériel d'imprimerie de feu Gilles-Albert Havart ayant été mis en vente, l'arpenteur Pion en fit l'acquisition, pour donner de l'occupation à son fils « et l'empêcher de vagabonder et battre le pavé, comme on en voit quantité d'autres. » En examinant le matériel typographique, on constata que, par suite des agissements de François Sarazin, les caractères étaient tellement brouillés qu'il n'était pas possible de s'en servir en cet état ; une certaine quantité d'entre eux étaient brisés et bons à être refondus. Le seul moyen de nettoyer les casses était de composer un texte pris au hasard, d'éliminer les mauvaises fontes et de redistribuer les lettres bonnes à être conservées. Parfois, cependant, les Plon ne croyaient pas enfreindre les ordonnances sur l'imprimerie en tirant, à quelques exemplaires, une plaquette dont le sujet leur paraissait intéressant. L'arpenteur s'étant, un jour de l'an 1733, rendu chez M. de Maleingreau, seigneur de Quenast, pour vaquer à certains travaux projetés par le Gouvernement, y trouva une lettre manuscrite écrite par un évêque au roi de France ; le seigneur de Quenast permit à Plon de l'emporter. Celui-ci la lut, en jugea le fond édifiant, le style brillant et en utilisa le texte pour l'épreuve de ses caractères. On en tira quelques exemplaires, dont quatre ou cinq furent remis à de Maleingreau en même temps que la lettre originale ; les autres épreuves furent conservées à l'imprimerie pour servir à un tirage plus considérable après l'obtention des lettres patentes.
   Mathieu Wilmet (toujours lui !) et Jean-Baptiste Varret, qui voyaient de mauvais œil les préparatifs d'installation d'un concurrent dont ils avaient pu apprécier les qualités, dénoncèrent l'arpenteur Plon comme exploitant une imprimerie clandestine. L'avocat fiscal s'émut, ouvrit une enquête, réclama un exemplaire de la lettre au roi de France. Sur réquisitoire du 13 novembre 1733, le Conseil Souverain de Hainaut déclara, par arrêt du 26 novembre suivant, « n'avoir été permis audit Plon d'imprimer ou faire imprimer contre les deffences portées par les ordonnances », et le condamna à cent livres d'amende et aux frais de justice.
   À la suite de cet arrêt, Jacques-Joseph Plon s'adressa au roi Charles VI, en vue d'obtenir des lettres patentes d'imprimeur de S. M. à Mons, sur le même pied, privilège et franchises dont avait joui Gilles-Albert Havart. Le Conseil privé, par apostille du 18 décembre 1733, déclara que cette demande ne pouvait être accueillie tant que le requérant n'aurait justifié de s'être exercé, pendant deux ans, dans l'art d'imprimeur. Se voyant débouté, Plon envoya son fils compléter son apprentissage à Lille, chez J.-B. Henry, où il demeura deux ans.
   En janvier 1741, l'arpenteur présenta une nouvelle requête en obtention de patentes d'imprimeur pour son fils, Pierre-Jean-Joseph. L'avocat fiscal s'y opposa, prétextant que le candidat n'avait pas 23 ans, qu'il n'avait pas subi l'examen prévu par les placards, et que le certificat du doyen de chrétienté, bien que favorable, n'était pas assez probant ; mais ce qui indisposait particulièrement l'officier du gouvernement, excité d'ailleurs, par les autres imprimeurs, c'était la prétention émise par Plon, de jouir d'une sorte de privilège ou de monopole comme successeur de Gilles Havart. « Ces raisons, concluait le fiscal, jointes à l'inutilité qu'il y a d'augmenter à Mons, le nombre des imprimeurs, qui ont déjà assez de peine à trouver de quoi s'occuper, font espérer qu'il sera rescrit de façon qu'au moins quant à présent, le suppliant soit éconduit de sa demande. » Malgré l'appui du magistrat, les patentes furent refusées pour Mons, mais, à la suite de nouvelles démarches, Pierre-Jean-Joseph Pion reçut, le 19 janvier 1742, de Marie-Thérèse, la permission de s'établir comme imprimeur à Ath. Quelques jours après, le 1er février 1742, il épousait, à Mons, Marie-Caroline-Josèphe de Ladrière.
   Enfin, en 1746, après la prise de Mons par les Français, Plon fut autorisé, par l'intendant, à transférer son établissement en cette ville, où il se fixa, d'abord, de 1746 à 1747, rue de la Clef, vis-à-vis du Marché-aux-Herbes, puis, de 1747 à 1760, rue de Nimy, et, de 1760 à 1778, sur la Grand'Place. Durant l'occupation française, il portait, concurremment avec Wilmet, le titre d'imprimeur du Roi. En 1766, il acquit des caractères d'imprimerie chez Rosart, fondeur, à Bruxelles.
   Pierre Plon gravait lui-même, sur bois, les dessins et les fleurons qui ornaient ses publications. On a relevé 42 productions sorties de ses presses, dont une faite à Ath, en 1744.
   Plon avait imprimé en 1772, pour compte du chevalier Oesmarcq, un Mémoire justificatif, sans autorisation préalable. Des poursuites furent intentées contre l'imprimeur, mais dès le 7 décembre, l'auteur demanda au gouvernement que Plon ne fût pas inquiété, « cet homme est fort pauvre et chargé d'une nombreuse famille. » Ce mémoire avait été tiré à 500 exemplaires délivrés à Desmarcq et quelques douzaines d'autres envoyés à des libraires de Valenciennes et de Maubeuge, pour être vendus au profit de l'imprimeur. Par lettres du 27 janvier 1773, l'empereur Charles VI ordonna la cessation des poursuites contre Plon, à charge de payer les frais de justice.
   Des revers de fortune, les soucis d'une nombreuse famille et une grave maladie obligèrent Plon à abandonner sa profession, en 1778, pour se retirer à Nivelles, près de son fils Emmanuel, qui avait fondé, en 1774, le premier établissement typographique en cette dernière ville. Deux fils d'Emmanuel allèrent se fixer à Paris : l'un, Charles, fut le père d'Henri-Philippe Plon, le célèbre imprimeur de l'empereur Napoléon III.
   Pierre Plon mourut à Nivelles, le 17 novembre 1785 ; sa veuve lui survécut quelques années. Elle mourut, dans la même ville, le 12 janvier 1791.


Bibliographie :

   - Rousselle, Bibliographie montoise, n° 724.
   - Federinov, Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 57.
   - Poncelet et Matthieu, Les imprimeurs montois, pp. 114-118.



95 euros (code de commande : 20025).



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vendredi 21 avril 2017

1942. BERTHE (Remy) - Chaumont en Vexin, sentinelle avancée de l'Île de France.



BERTHE (Remy).

Manuscrit de l'ouvrage Chaumont en Vexin, sentinelle avancée de l'Île de France.

In-8° oblong broché, couverture rempliée, [52] p., 40 illustrations au fusain, rousseurs sur la couverture, bon exemplaire bien conservé.

   
Il s'agit du manuscrit de l'ouvrage rédigé par Remy Berthe et illustré de dessins par Georges Darcy, publié par l'imprimerie Duval en 1942 et dont le tirage fut limité à 500 exemplaires.
   Le texte est écrit à l'encre noire, les corrections à l'encre rouge, une carte postale représentant la Tour du Gouverneur de Gisors a été collée à la p. 11, tous les dessins au fusain sont protégés par des serpentes.

  
Illustration pour la partie Chaumont gastronomique.
L'ancien palais de justice et la montée de l'église.
450 euros (code de commande : 22534).



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mercredi 19 avril 2017

1772. HOLBACH (Paul Henri Thiry d') - Le bon-sens ou Idées naturelles.


[HOLBACH (Paul Henri Thiry d')].

Le bon-sens ou Idées naturelles, opposées aux idées surnaturelles. Par l'Auteur du Systême de la Nature.

[Amsterdam], [Marc Michel Rey], 1772.
[A Londres. M. DCC. LXXII.]

In-8° modeste demi-veau, [1 (titre)], [1 bl.], X, 266 p.

Très rare édition.


À propos du Bon sens, Jeroom Vercruysse écrit :
   Comme l'indique une des éditions de 1772, cet écrit est de l'auteur du Système de la nature. Dans son Catalogue (p. 21) et dans son Dictionnaire (1806 : I, 71 ; 1822 : I, 137 ; cf. 1872 : I, 442-443), Barbier a également cité Holbach comme auteur du Bon sens. Dès 1791 cet écrit parut sous le nom du curé Jean Meslier qui n'en avait pas écrit un seul mot. Depuis lors il a reparu plusieurs dizaines de fois sous son nom, à tort.
   Les Mémoires secrets annoncent Le Bon sens le 1er octobre 1772 (VI, 236) ; la Correspondance littéraire attendra janvier 1773 (X, 174-176). L'édition de Londres 1772 en [iv] xn. 315 pages sera condamnée le 10 janvier 1774 par le parlement de Paris à être lacérée et brûlée en même temps que l'ouvrage d'Helvétius, De l'homme. La sentence fut exécutée le 12. L'édition de 1774 fut mise à l'index de l'Église le 18 août 1775.


Bibliographie :

   - J.M. De Bujanda, Index Librorum Prohibitum 1600-1966, p. 443 (décret du 18 août 1775).
   - Jeroom Vercruysse, Marc-Michel Rey, libraire des lumières, dans Histoire de l'édition française, tome II, Le livre triomphant : 1660- 1830.
   - Jeroom Vercruysse, Bibliographie descriptive des écrits du Baron d'Holbach, 1772 - A4.



200 euros (code de commande : 22419MP).



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1764. LA PORTE (abbé Joseph de) - L'Esprit des Monarques philosophes.


[LA PORTE (abbé Joseph de)].

L'Esprit des Monarques philosophes, Marc-Aurele, Julien, Stanislas et Frederic.

Amsterdam - Paris, Vincent, 1764.
[A Amsterdam & se trouve à Paris, Chez Vincent, rue Saint-Severin, M. DCC. LXIV.] 

In-12 (104 x 171 mm.) sous reliure cartonnée frottée, VIII (y compris le titre), 256 p., bandeaux, lettrines et culs-de-lampe.

Édition originale.

    Joseph de La Porte (Belfort, 1714 - Paris, 1779) fut (peu de temps) jésuite puis s'installa à Paris pour chercher fortune dans la littérature. Après s'être attaqué à Fréron qui luttait contre les philosophes, il collabora avec lui pour l'édition des Lettres sur quelques écrits de ce temps et de l'Année littéraire. Il se tourna ensuite vers le Mercure de France, la France littéraire, le Recueil A-Z, etc. Il finit par abandonner la polémique littéraire pour se tourner vers la publication de compilations dont certaines obtinrent un important succès. Sa production fut si importante que La Harpe qualifia La Porte de « fripier le plus actif de la littérature française »...

   Certaines bibliographies décrivent l'ouvrage en lui attribuant erronément VIII et 423 p. ; l'édition présentée ici qui comporte VIII et 256 p., est complète : les textes des quatre auteurs y figurent bien et la pagination correspond parfaitement avec ce qui est annoncé dans la table des matières.
   La notice descriptive de la Bibliothèque Nationale, à Paris, indique que l'ouvrage est également attribué à Dom A.-N. Dupuis.


Bibliographie :
   - Barbier (Antoine-Alexandre)
, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 191.
   - 
Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, 37031.
   - B.N.F., n° FRBNF30739700.


75 euros (code de commande : 25403).



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mardi 18 avril 2017

1898. FRANCE (Anatole) - Au petit bonheur.


FRANCE (Anatole).

Au petit bonheur. Comédie en un acte. 1er juin 1898.

S.l., Pierre Dauze, 1898.

In-4° (204 x 265 mm.) demi-vélin à coins signée par le relieur Émile Carayon, tête dorée, couverture conservée, un portrait d'Anatole France gravé par Ladislas Loevy en frontispice, 4 ff. n. ch. + 85 planches de fac-similé du manuscrit, chemise en papier marbré, tirage limité à 50 exemplaires, exemplaire numéroté sur Van Gelder (n° 35), envoi d'Anatole France à son ami l'éditeur Édouard Pelletan, très bel exemplaire.

   Cette reproduction autographique du manuscrit d'Anatole France est l'édition originale de la pièce dont la première représentation eut lieu le 1er juin 1898, chez Madame Arman de Caillavet, avec comme comédiens : G. Arman de Caillavet, G. Picot, Robert de Flers et Georges Feydeau.
   Les éditions Calmann-Lévy, publièrent en 1906 la première édition destinée à être diffusée en librairie.







À propos du relieur :
   La notice de Julien Fléty nous apprend que Émile, Adolphe Carayon, né à Paris en 1843 « fut successivement militaire, peintre-décorateur, puis relieur vers la fin du XIXe siècle, son atelier était situé 10 rue de Nesles, à Paris ; c'est là qu'il œuvra de 1875 jusqu'à son décès, survenu le 26 janvier 1909, alors qu'il était âgé de soixante-cinq ans. La maladie l'immobilisait depuis de longues années déjà, mais il avait conservé toute sa force de production, et ses reliures impeccables de façon faisaient toujours l'admiration des connaisseurs dans les expositions. Ses cartonnages montrent quel parti un véritable artisan relieur peut tirer des matières les plus simples, les plus économiques. Il est vrai que les cartonnages de Carayon sont souvent ornés sur le dos ou sur les plats d'aquarelles originales signées Louis Morin, Henriot, Robaudi, Rudaux, etc. Mais même sans décor les couvertures de parchemin ou de vélin ou même de papier, toujours admirablement choisis, prenaient dans les mains de Carayon un aspect harmonieux. Après sa mort sa fille adoptive, Marie Brisson, formée par lui, continua ses cartonnages et fit en outre des papiers marbrés jusque dans les années qui suivirent la guerre 1914-1918. »


   On ne peut s'empêcher de citer dans son intégralité l'avis du bibliophile Octave Uzanne : « Vers 1875, parut à Paris un relieur de grand talent dans sa manière, M. Carayon, qui, rompant avec tout ce qui avait été fait dans le genre jusqu'alors, se fit véritable cartonnier d’art, et composa des maroquins du Levant à dos uni avec coin, d’un savoir-faire si complet qu’on les pourrait comparer, pour la façon dont ils sont traités, aux plus coquettes reliures pleines des maîtres. – Il ne reste plus rien de la Bradel ici, c’est bien le Cartonnage à la Carayon, un cartonnage joli comme une œuvre de maîtrise, souple, brillant, qu’on tient en main avec non moins de plaisir qu’on le regarde, et qui s’ouvre et se ferme comme l’œil d’une jolie femme amoureuse. – M. Carayon professe pour les livres qu’il cartonne autant de respect que de vénération ; c’est à peine s’il les effleure, il les conserve intacts, à l’état de brochure, avec la couverture, et le dos replié sur le titre ; ils ne sont pas grecqués, cela va sans dire, mais cousus sur rubans et complètement non rognés ; ils conservent, sous leur solide costume, l’aspect même qu’ils avaient au sortir de chez l’éditeur ; de plus, il emploie aussi peu de colle que possible, et tel ou tel de ses livres reliés s’ouvre sur table aussi aisément, au gré du lecteur, qu’un cahier d’études de collégien.
   M. Carayon fait le cartonnage demi-maroquin ou maroquin plein janséniste, en ne dorant que le titre et la date en queue ; mais il ne craint pas de s’écarter des bleus, des rouges et des lavallières classiques ; il sait trouver des maroquins roses, des nuances saumon, des rouges pompéiens, des jaunes vieil or, des « orange cuivré », des verts mourants et des « fraise écrasée » d'une exquise apparence ; les rayons qui reçoivent ses livres n'ont pas l'aspect morne de la plupart des bibliothèques des anciens amateurs ; ils sont pimpants, vifs et radieux.
   En dehors des maroquins, M. Carayon excelle encore dans les cartonnages de toile avec coins et papiers assortis sur les plats ; il s'efforce encore de mettre en vogue des fines reliures en vélin blanc, sur le dos et les plats desquels des artistes en renom peignent à l'aquarelle de précieuses compositions, rappelant le sujet principal du volume ou faisant l'allégorie du livre ; il s'évertue également à exécuter, suivant les conseils des amateurs distingués, toutes les fantaisies imaginables qui présentent une note d'art nouvelle, et il emploie la soie, l'étoffe, le papier du Japon, les cuirs les plus variés, avec la meilleure grâce du monde, sans demander à la bourse de ses clients de s'ouvrir aussi largement que ses délicieux volumes.
   Le succès des cartonnages à la Carayon ayant été très grand parmi les bibliophiles qui fréquentent la librairie Conquet, c'est-à-dire chez le grand nombre, la plupart des relieurs se sont mis à imiter ce genre ; mais en dépit de la première apparence, bien peu ont réussi, car ils ont maltraité les livres qu'on ne craignait point de leur livrer, en les grecquant ou les cousant sur ficelles, sans comprendre le véritable but de leur travail. »


Bibliographie :
   - Uzanne (Octave), La reliure moderne artistique et fantaisiste, pp. 255-258.
   - Fléty (Julien), Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours, p. 38.



450 euros (code de commande : 25415).



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samedi 15 avril 2017

1689. BOILEAU (Nicolas) - Œuvres diverses Du Sieur D***.



[BOILEAU (Nicolas)].

Œuvres diverses Du Sieur D***. Avec le Traité du sublime ou du Merveilleux dans le discours, Traduit du Grec de Longin. Nouvelle Edition reveuë & augmentée de diverses Pieces nouvelles.

Amsterdam, Wolfgang, 1689.
[A Amsterdam, / Chez Abraham Wolfgang, / Marchand Libraire. 1689.]

In-12 (100 x 160 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné, roulette dorée sur les coupes, petit manque à la coiffe, 390 (y compris les pp. de faux-titre et de titre en rouge et noir), [16 (table du Traité du Sublime et Satires)] p., 5 gravures à pleine page dans le texte (dont le titre-frontispice gravé par H. Cause), ex-libris.

   Il s'agit d'une des rééditions de celle que Wolfgang publia en 1677. Le frontispice de Causse est une copie de celui que Landry exécuta pour les éditions in-4° publiées à Paris en 1674 ; les quatre gravures sont placées en tête du Discours au Roy, de l'Art poétique, du Lutrin et du Traité du Sublime.

Bibliographie :

   - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. III, col. 658 (pour l'édition de 1674).
   - Brunet, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. I, col. 1056-1057.
   - Willems, Les Elzeviers. Histoire et annales typographiques, n° 1912
.

   
Titre-frontispice.
Les quatre gravures :





100 euros (code de commande : 25362).



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vendredi 14 avril 2017

1910-1911 - FONDERIE BAUER (catalogue typographique)



FONDERIE BAUER.

Catalogue spécial des nouveautés en fantaisies, ornements et caractères de texte modernes.

Francfort - Barcelone, Fonderie Bauer, [1910-1911].

In-4° (235 x 295 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur, [164] p., cachet des établissements Dekeyser à la page de titre.

Exemplaire en très bel état de ce catalogue d'une grande rareté.

    La société J. Dekeyser, rue de Jette, n° 52, à Bruxelles était spécialisée dans la fourniture de caractères, machines et matériel d'imprimerie.

Préface :

    Nous avons l'honneur de vous offrir un extrait de notre grand spécimen, contenant les nouveautés que nous avons produites dans ces dernières années. Vous y trouverez les preuves de nos efforts continuels pour créer, avec l'aide des artistes les plus renommés, des caractères, des ornements et des vignettes qui, tout en étant d'un emploi indiqué dans les imprimés de luxe, sont aussi d'une grande valeur pratique et peuvent être utilisés pour les travaux courants, parce qu'ils donnent un cachet de bon goût aux imprimés les plus ordinaires.
   Les dessins et les gravures de ces nouveautés ont été soigneusement étudiés avant d'en faire la fonte. Les matrices, obtenues au moyen de poinçons originaux, sont d'une profondeur inusitée. L'œil est, par conséquent, très net, ce qui permet une impression facile, sans mise en train.
   Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de parler encore ici de la qualité supérieure de notre matière. Nous nous référons à cet égard à la renommée dont jouit notre maison depuis de nombreuses années, comme étant une des plus importantes du continent.
   À part les caractères présentés dans ce spécimen, nous possédons encore un grand choix de caractères courants, caractères classiques, de texte, et autres. Nous vous prions donc, au cas où vous ne trouveriez pas dans le présent spécimen les caractères que vous auriez l'intention d'acquérir, de nous demander notre spécimen général.







  
250 euros (code de commande : 25044).



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jeudi 13 avril 2017

1550. CARRANZA (Bartolomé) - Summa conciliorum.


CARRANZA (Bartholomé).

Summa conciliorum et pontificum à Petro usque ad Julium tertium, succinctè co[m]plectens omnia, quæ alibi sparsim tradita sunt : per F. Bartholomæum Carranzam Miranden. instituti sancti Dominici, theologiæ professorem, & regentem in collegio sancti Gregorij in valle Oletana.

Paris, Marnef, 1550.
[Parisiis, / Apud Hieronymum & Dionysiam de Marnef Fratres, ad / insigne Pelicani, via ad divum Jacôbum. / 1550.]

In-8° plein veau postérieur (XVIIIe siècle), dos à 5 nerfs orné de fers dorés, pièce de titre, tranches rouges, 39, [1 bl.], [630], [1 (vignette)] p., ex-libris manuscrit de l'abbaye de Gembloux à la page de titre, exemplaire en bon état.

   Le dominicain Bartolomé Carranza (1503-1576) fut professeur de théologie à Valladolid et archevêque de Tolède ; il fut l'un des envoyés par Charles-Quint au concile de Trente. Il publia la première édition de sa Summa conciliorum en 1546.


Quae in hoc volumine continentur :
   - Canones Apostolorum.
   - Summa omnium Conciliorum, in qua hi canones adiecti funt :
   - Canones sextæ synodi generalis.
   - Septima synodus generalis, & canones eiusdem.
   - Octava synodus generalis & canones eiufdem.
   - Canones concilij Ephefini generalis.
   - Decretalis Martini quinti & Calisli tertij de annui census licita emptione & venditione explicatio.



200 euros (code de commande : 25186).



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mercredi 12 avril 2017

1885. SILVESTRE (Armand) - Contes à la comtesse (de la bibliothèque Kuris, relié par Asper).




SILVESTRE (Armand).

Contes à la comtesse.
Illustrations de Kauffmann.

Paris, Marpon et Flammarion, [1885].
[Paris / C. Marpon et E. Flammarion / Éditeurs / 26, rue Racine, près l'Odéon. / Tous droits réservés.]

In-8° plein maroquin fauve armorié d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, trois filets dorés encadrant les armes dorées avec la devise d'Ivan Ivanovitch Kuris Da budet pravda sur les plats, filets double doré sur les coupes, roulettes et filets dorés sur les chasses, tête dorée, couverture conservée, reliure un peu frottée (reliure signée Asper Frères), VI, [2 bl.], 344 (la dernière page est erronément numérotée « 244 ») p., 25 illustrations (20 vignettes en tête de chaque conte, 4 à pleine page et un frontispice gravé), (collection « Nouvelle Bibliothèque Illustrée »), rousseurs.

   Les livres provenant de la célèbre bibliothèque d'Ivan Ivanovitch Kuris (1840-1898) sont très rares : après les saisies de la révolution russe une partie est allée enrichir la collection du Musée Tsarskoe Selo et l'autre celle de l'Ermitage. Vengerov écrit qu'en septembre 1917, les paysans ont saccagé le domaine familial de Petrovka, près d'Odessa, et ont brûlé une importante quantité de livres et que d'autres ont été jetés dans deux puits.

   Hans Asper (1855-1911) arriva « à Genève en 1874 comme ouvrier relieur, à la suite de son frère Jacques, relieur lui aussi, arrivé un an plus tôt. » [...] Ils réalisent « des reliures d'art qui font des Frères Asper la première maison de Genève. Hans, en particulier, se distingue dans la dorure. »

Frontispice.

Table des vingt contes contenus dans ce recueil :
   - C'est si simple !
   - Partie de dames.
   - Petit voyage.
   - Rusticana.
   - La Saint-Martin.
   - Chambre d'amis.
   - Le verre d'eau.
   - Assomption.
   - Le guignon.
   - La fuite.
   - Horlogerie.
   - Mœurs aimables.
   - Le philtre.
   - Coquetterie.
   - Le prétexte.
   - Le sorcier.
   - Révélation.
   - Roture oblige.
   - Justes reproches.
   - Consultation.


Bibliographie :
   - Vengerov (Aleksei), Vengerov (Sergei), Nevskii (Aleksei), et Nevskaia (Vera), V nekotorom tsarstve : bibliokhronika, 1647–1977 gg, p. 75.
   - Senarclens (Jean de), Dictionnaire historique de la Suisse.




Blason d'Ivan Ivanovitch Kuris.



Signature des relieurs.

350 euros (code de commande : 25323).



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mardi 11 avril 2017

1869. DE COSTER (Charles) - La légende d'Ulenspiegel.



DE COSTER (Charles).

La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs par Ch. De Coster.
Ouvrage illustré de trente-deux eaux-fortes inédites.
Deuxième édition.

Paris - Bruxelles, Librairie Internationale - A Lacroix, Verbroeckhoven & Cie, 1869.
[Paris / Librairie Internationale / 15, boulevard Montmartre / A. Lacroix, Verbroeckhoven & Cie, éditeurs / A Bruxelles, à Leipzig & à Livourne. 1869 / Tous droits de reproduction et de traduction réservés]

In-4° plein maroquin tabac sous étui gainé et bordé de peau, dos (un peu passé) à 5 nerfs orné de filets dorés et de fers à froid, plats encadrés de filets dorés et de fers à froid, filet doré sur les coupes, chasses ornées de filets, pointillés et guirlandes dorées, tête dorée, couverture conservée (reliure de Hotat et Fils), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], VIII (préface et table des illustrations), 480 p., très bel exemplaire bien complet de ses 34 illustrations (couverture, une gravure sur bois dans le texte et 32 eaux-fortes hors texte).

   « Cette seconde édition comporte 17 figures hors texte nouvelles qui sont ici en premier tirage. » L'édition présentée ici est celle avec la couverture imprimée sur papier jaune et les gravures sur papier vergé.

   Les illustrateurs sont : 
Louis ArtanLéon BeckersGustave BiotHippolyte BoulengerAuguste DanseCharles de GrouxEdmond de SchampheleerAdolf DillensJoseph DuwéeThéodore FourmoisAlfred HubertLouis JaugeyPaul LautersFélicien RopsHendrick SchaefelsEugène SmitsCamille Van CampGuillaume Van der Hecht et Paul Van der Vin.


Bibliographie :

   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome V, col. 166-168.
   - Carteret, Le trésor du bibliophile romantique et moderne, tome III, p. 180.

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Couverture.

Titre.
 
Frontispice.

 Une des eaux-fortes de Félicien Rops.

Marque du relieur au premier contreplat.

600 euros (code de commande : 21000).


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